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Le Mali

Devant le guichet s’amoncellent valises, paquets, sacs noués de façon très artisanale. De la cohue s’échappent cris, invectives, consignes en tous genres. L’aventure commence.

Dès l’embarquement à Roissy, le dépaysement est grand pour les passagers européens du vol Paris- Bamako. Et l’on ne s’étonne nullement à l’arrivée à Bamako, quelque cinq heures plus tard, que des valises manquent à l’appel. En Afrique, l’imprévu n’est-il pas prévisible?

Authenticité Ancienne colonie française devenue indépendante en 1960, le Mali s’est choisi Bamako comme capitale d’un pays de 12 millions d’habitants, érigé comme bien d’autres sur les ruines de l’AOF, l’Afrique occidentale française. Trait d’union entre l’Afrique noire et le monde arabe, abritant la mythique Tombouctou, il a pour voisins immédiats d’autres anciennes colonies de la France: la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée, le Burkina Faso, le Niger, l’Algérie et la Côte d’Ivoire. De prestigieux empires et royaumes se sont succédé sur cette terre qui connut un rayonnement maximal entre le 13e et le 15e siècles.

Aujourd’hui Bamako est l’une des capitales qui a su le mieux garder son authenticité africaine. Entourée de cinq collines, elle ne compte que deux buildings, un hôtel et une banque. Gravir l’une d’elles, celle du point G par exemple, la colline de l’espoir, permet de se rendre compte de la physionomie de la cité qui n’arrête pas de s’étendre pour accueillir tous ceux qui, venant des campagnes, croient trouver l’Eldorado dans cette métropole de plus d’un million d’habitants. Déambuler dans les rues de Bamako, c’est se sentir d’emblée dépaysé.

Se familiariser à la chaleur parfois oppressante, à la vie très dure de certains de ses nouveaux citadins, notamment du côté du marché des ferrailleurs où tout se recycle dans un vacarme assourdissant. C’est aussi s’extasier devant la beauté des femmes qui portent le boubou coloré avec grâce et élégance. C’est apprendre à circuler en dourouni, ce très populaire moyen de locomotion, rien que pour prendre le pouls de la ville. C’est se familiariser avec les ethnies très nombreuses qui composent la mosaïque malienne et qui se croisent dans les rues de la ville.

Qu’y voir? Le musée national très certainement, qui présente oeuvres d’art et objets de la vie quotidienne dans un superbe bâtiment de style soudanais conçu par l’architecte français Jean-Loup Pivin en 1982. Mais aussi les différents marchés pour humer la vie locale, et le grand marché artisanal, un must pour tous les touristes.


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