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Iles Galapagos le paradis sur terre

Situées à un millier de kilomètres du littoraléquatorien, les îles Galápagos abritent une faune et une flore uniques au monde.C’est là que Darwin a élaboré sa théorie de l’évolution.

L’archipel des Galápagos, dans l’océan Pacifique, doit son nom aux tortues géantes qui en furent probablement les premiers habitants. Le coeur de l’archipel se compose d’une dizaine d’îles, flanquées d’autres îles plus petites et de dizaines d’îlots ou formations rocheuses inaccessibles. Celles-ci sont essentiellement peuplées d’espèces végétales et animales différentes, dont des tortues géantes, des iguanes marins, des albatros, des frégates et des lions de mer.

Ces îles dont la plus vieille date de cinq à dix millions d’années – ce qui, en termes géologiques, est encore très jeune –, sont nées de la formation de masses volcaniques et hébergent aujourd’hui une faune et une flore uniques au monde. Depuis 1959, l’archipel est une réserve naturelle nationale et depuis 1978, les îles et l’océan environnant sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, quoique ce dernier n’y ait été officiellement ajouté qu’en 1981.

 Après un vol d’une petite heure au départ de la ville côtière équatorienne de Guayaquil, sur l’île Baltra j’embarque à bord du bateau qui, dans les jours qui viennent, va m’emmener le long des îles Galápagos les plus importantes. Au coeur de l’archipel, Baltra offre un aspect désertique avec sa végétation de buissons épineux, de cactus et d’arbres de Palo Santo (ou "bois sacré"). Avec San Cristóbal, cette île constitue le principal point de liaison entre l’Equateur continental et l’archipel des Galápagos.

Comme le groupe d’îles ne peut être visitéque sous la conduite de guides agréés et autorisés officiellement par le "Parque National Galápagos", plusieurs guides-biologistes montent également à bord. Le bateau met le cap sur le Chapeau chinois, un îlot à la forme conique remarquable, dont les pentes descendent doucement vers la mer. Le Sombrero Chino ne se visite qu’accompagné d’un guide et lorsque le Zodiac, fendant les vagues du Pacifique, se dirige vers sa rive, je me sens un peu comme Darwin qui, vers 1835, fit le tour de l’archipel à bord du navire océanographique "Beagle" pour en étudier la géologie et la biologie.

 Sur la pointe des orteils, je descends sur l’impressionnante masse de lave, où iguanes marins, lézards de lave et crabes "sally lightfoot" vaquent, imperturbables, à leurs occupations. Logique, les animaux sont habitués à la présence des milliers de touristes qui débarquent annuellement dans l’archipel des Galápagos. On dirait qu’ils savent que les visiteurs vont rester sur les sentiers balisés tandis qu’eux, dans leur biotope protégé, peuvent continuer à vivre tranquillement…

 

Archipel protégé

Si le tourisme autour de l’archipel est une source de revenus bienvenue

– chaque visiteur paie aux environs de septante euros de taxes

– il constitue en même temps une menace pour l’écosystème fragile des îles.

Les touristes ne peuvent ni emporter de souvenirs tels que plantes, pierres ou coquillages, ni s’écarter des sentiers balisés. Ceux à qui, dans un élan de romantisme, il prendrait l’idée de graver quelque chose sur un rocher ou un tronc d’arbre sont rapidement rappelés à l’ordre. Bien entendu, il est aussi interdit de nourrir ou de toucher les animaux.


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