GO
Contact Close X
 
Evasion
NEWSLETTER
Voulez-vous être tenu au courant des concours, bons plans et promos ?
retour à la liste

Libye - Aventure de sable

L’erg Mourzouk

A l’Akakus, Otman dit que nous n’avions encore rien vu. Et nous n’arrivions pas à le croire, tant la beauté aride des lieux était grande. Mais il avait raison car nous attendait l’erg Mourzouk, immense océan de sable aux dunes offrant au regard des arabesques voluptueuses et des arêtes fuyant à l’infini. L’une d’elles est appelée familièrement la dune des amoureux tant le sable et le vent qui la façonnent, chaque jour différente, semblent unis pour les étreintes les plus folles. Aucune oasis ici, aucun point d’eau. Seuls l’immensité et le silence comme compagnons.
Nous y bivouaquerons deux nuits, dépliant nos tentes igloo dans un environnement inviolé et mangeant de délicieux repas chauds. Au petit matin frisquet, quand nous reprendrons la route, il n’y aura plus une seule trace de notre passage. Sentiment de la petitesse de l’homme face à un univers grandiose.
Tout à côté de Mourzouk nous attend le plateau noir, le plateau du Settafet. Un fabuleux canyon qui abrite sans doute les plus imposantes gravures rupestres du Sahara, datant d’il y a 6 à 8.000 ans avant notre ère. Pour atteindre le site de Mathendush, nous suivrons à pied, sur une douzaine de kilomètres, l’oued asséché, alternance de sable et de pierraille. Çà et là, une plante, une touffe d’herbe, un arbuste, un papillon. Preuves tangibles que "le désert reverdit". Découvert en 1850 par l’explorateur allemand Heinrich Bart, le site impressionne par ses nombreuses gravures parmi lesquelles des crocodiles et des félins (ou chats sauvages) s’affrontent.

Libie 2
© Danielle Mallinus

Les lacs d’Ubari

L’un des moments très forts de ce voyage est assurément la vision des lacs - oasis d’Ubari. Vous venez de parcourir des dizaines de kilomètres à travers dunes et plateaux rocailleux. Vous vous êtes ensablés à plusieurs reprises, malgré l’expertise du terrain qu’ont les chauffeurs. Vous n’avez rencontré âme qui vive pendant des heures. Et puis subitement, comme un mirage, quelques palmiers se laissent deviner, qui font écrin à de véritables lacs couleur émeraude. A proximité, quelques cahutes où se restaurer et même loger pour ceux qui se contentent d’une paillasse et d’un ciel étoilé. Le lieu de rencontre obligé de tous les routards, comme l’ont compris les très nombreux Nigériens qui ont installé leurs étals de bijoux à proximité.
C’est ici que vous trouverez les Croix d’Agadès, Croix du sud et autres souvenirs à offrir. Ces lacs, saturés de sel, étaient jadis au nombre de douze, mais ils sont en voie de disparition et certains d’entre eux, comme le Massara, sont aujourd’hui totalement asséchés. Il en reste d’autres heureusement, tels Mafu, Oum el Ma ou Gabr Aoun, à proximité de la tombe d’Aoun. Etrange d’y voir les touristes s’y baigner. Surréaliste de les voir dévaler les pentes sableuses qui bordent le lac, skis aux pieds. Les laissant à leurs jeux, nous retrouverons bientôt la piste, les étendues infinies, le silence puis le confort d’un autre lodge, le Magic lodge Ubari, pour une dernière nuit magnifique loin du monde et de son agitation.

Print