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Deuxième poste de dépenses après l’habitation, l’auto nous coûte toujours plus d’argent. Alors... Quelle est la situation actuelle, comment se répartissent les dépenses, peut-on diminuer ces lourdes charges? Voici quelques éléments de réponses.

Un gouffre, une ruine, un puits sans fond... Autant d’expressions qui reviennent sans cesse lorsque la voiture se trouve au centre des discussions. Objet utile – parfois futile –, c’est aussi un plaisir que s’offrent de nombreux Belges. Pourtant, à moins d’être totalement ruiné (l’accès à l’automobile devient alors impossible) ou carrément “plein aux as” (là, plus besoin de compter!), l’auto grève inexorablement les dépenses du ménage. Il faut dire que les temps changent et les besoins en mobilité ne cessent de croître. Aujourd’hui, ce sont près de 5 millions de véhicules qui sont immatriculés dans notre pays et la demande – même pour un marché saturé comme le nôtre – ne fléchit pas. Avec quel budget? Nous nous intéressons ici aux dépenses des particuliers pour l’achat d’un véhicule neuf. En effet, impossible ici d’embrasser la totalité de ces problématiques si l’on étend, par exemple, le cas au véhicule de société ou au véhicule d’occasion qui feront d’ailleurs l’objet de prochains articles spécifiques. Aujourd’hui donc, c’est au conducteur privé auquel nous allons nous intéresser...

Lourdes les taxes?

Et pour commencer, penchons-nous sur la note moyenne payée par un automobiliste belge. Voyez le petit tableau reprenant le budget consacré à l’automobile par an et par habitant. Ce sont quelques 3.286 euros qui y seront consacrés. Le constat sans doute le plus intéressant: il est plus coûteux de faire rouler sa voiture que de l’acheter! Autrement dit, même si la somme déboursée à l’achat paraît élevée, elle ne représentera, au final, qu’un peu moins de la moitié des sommes dépensées au total! 

Cliché encore plus ancré au sein de la population: “Ce sont les taxes qui augmentent sensiblement le budget voiture”... Là encore, il faut relativiser puisque ce poste (dans sa globalité) ne représente même pas 10% des dépenses et serait même en train de diminuer. En effet, si, entre 2000 et 2006, ces recettes progressaient encore de manière linéaire (de 9,5 à 12,1 milliards d’euros), en 2003, le mouvement s’est tassé, a stagné et a même diminué si l’on prend en compte l’année 2005 comparée à 2006 (de 12,147 à 12,117 milliards). Pour expliquer ce phénomène, nous avons interrogé Joost Kaesemans, porte-parole de la Febiac (fédération belge de l’automobile et du cycle)... Voici son explication: “Si les recettes fiscales liées à l’automobile stagnent malgré l’augmentation du parc c’est que, depuis 15 ans, la consommation des voitures a baissé de plus de 10%, ce qui représente déjà un solide recul pour les recettes accises et de TVA. En plus, la part du diesel n’a cessé d’augmenter et, là encore, l’Etat perçoit moins d’accises. Enfin, on peut aussi expliquer ce phénomène par le “downsizing”, soit l’achat de voitures plus petites ou équipées de plus petits moteurs. 

Le downsizing, un élément essentiel sur lequel nous allons revenir mais, avant cela, analysons plus en détail le poste carburant au sein des dépenses des ménages, ces dernières étant, par la force des choses... des recettes pour l’Etat! Pour ce dernier, les carburants représentent, à eux seuls, 45% de ses rentrées fiscales (30% accises, 15% TVA). Quant aux consommateurs, ils doivent se débrouiller avec des carburants dont les prix ne cessent d’augmenter. Pour autant, grâce à la faiblesse du dollar (et de l’Euro fort), les prix à la pompe demeurent – pour le moment – à des niveaux relativement acceptables pour un budget moyen. Il n’empêche, le seul poste carburant dans le budget automobile d’un habitant compte pour près d’un tiers au global et même plus de la moitié des dépenses courantes, hors prix d’achat. 

Bref, le premier réflexe pour qui veut économiser c’est de moins ou de mieux rouler!


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