90% des belges s’inquiètent de la vie privé

Mercredi, 25 Novembre, 2015

Bruxelles, 25 novembre 2015. “Les nouveaux modèles de véhicules sont pourvus de software permettant de transmettre et de recevoir automatiquement des informations de et vers les constructeurs automobiles et les gestionnaires de voiries. Dans le futur, il n’y aura plus que des véhicules « communicants » sur les routes.  C’est le nom commun pour les véhicules connectés à Internet.”.

 

Selon l’organisation de la mobilité Touring, il s’agit d’une bonne chose, mais l’organisation met cependant en garde contre l’utilisation lucrative de ces informations et le respect de la vie privée.  “A ce jour, le consommateur, conducteur du véhicule, n’a aucun contrôle sur le type d’informations qu’il communique ni sur ce qui en est fait.”.  

 

Il ressort d’une nouvelle étude réalisée par la Fédération Internationale de l’Automobile FIA, représentée par Touring dans notre pays, que seuls 28% des belges sont au courant de ces innovations. “C’est inquiétant quand on sait que chaque conducteur sera concerné à brève échéance. Pour cette raison nous lançons une campagne d’information ensemble avec les organisations de mobilité en Europe.”

 

Nous nous dirigeons vers des systèmes avancés et automatisés dans nos véhicules qui aident à assurer la fluidité et la sécurité du trafic avec une consommation et une pollution moindre, nous ne pouvons qu’applaudir, dit Touring.  « Nous devons utiliser toutes les techniques  modernes pour résoudre les problèmes de mobilité et améliorer la sécurité routière ».  Les informations échangées par les véhicules sont (seront) :

  • Le traçage rapide après accident (appel d’urgence automatique, appelé : e-call)
  • L’état  technique du véhicule,
  • Le diagnostique de panne à distance,
  • La consommation,
  • L’avertissement des files et des dangers sur la route,
  • L’anticipation des circonstances (météo) imprévues,
  • L’échange d’images captées par les véhicules de tête aux véhicules dans la circulation.

 

De plus en  plus de données personnelles, comme la conduite, le nombre d’occupants, le trajet parcouru, le nombre de fois où la ceinture de sécurité  a été bouclée, le nombre d’arrêts, les dernières destinations, l’utilisation des phares, le système d’appel mains libres, l’utilisation de CD et DVD seront couramment tracées à l’avenir.  

 

Résultats de l’enquête:

L’enquête a été menée dans 12 Etats membres Européens, afin de pouvoir comparer.  Nous avons eu 12.000 réponses pour l’ensemble de l’Europe.  1.000 personnes ont été interrogées dans notre pays.  72% des belges disent ne  pas être conscients des systèmes de communications à bord des véhicules (Moyenne européenne : 34%)

  • 74% sont préoccupé par la possibilité du traçage des véhicules 89% veulent pouvoir désactiver manuellement cette communication de données.
  • 90% s’inquiète de la protection de la vie privé envers ces data.
  • Toutefois: 2 belges sur 3 sont prêts à fournir des informations, de manière anonyme, sans attendre pour cela un service en retour.
  • Mais: 45% ne souhaitent pas que ces données soient utilisées à des fins commerciales.
  • C’est pourquoi 95 % pensent qu’il est urgent d’établir un cadre juridique
  • Lors du choix du type de communication, à l’achat d’un véhicule, 57 % estiment  les fonctions permettant d’accroitre la sécurité routière comme étant importantes 
  • En seconde position avec 45%, la réduction du cout de carburant
  • 66% sont  d’accord de mesurer la conduite pour déterminer le juste montant de la prime d’assurance
  • 87% n’ont pas de problème de partager des informations sur le nombre de kilomètres parcourus, 79 % sur les habitudes de conduite et 87 % sur les pannes (avec le service dépannage)
  • 7 sur 10 sont prêts à partager des informations sur la consommation et la conduite écologique.

 

Les organisations de mobilité demandent une plus grande transparence sur la possibilité de partager les données.

“Le consommateur doit avoir une vue complète (via le dealer ou via internet) sur les données extraites du véhicule et doit également pourvoir donner son accord sur la propagation de celles-ci. La protection des données doit être clairement définie : l’automobiliste doit en rester l’administrateur.  C’est pourquoi, tant les propriétaires que les services de dépannages doivent avoir accès aux données.  

 

Le conducteur du véhicule doit en tout temps pouvoir désactiver manuellement le système qui produit et transmet les données, sauf en ce qui concerne les outils de sécurité, tel le système d’appel d’urgence (e-call).

Les constructeurs automobiles demandent de travailler sur un système uniforme afin d’éviter le monopole par marque et demandent au gouvernement de fournir la législation nécessaire pour rendre tout cela possible, selon Touring.

 

Plus d’info sur la campagne: http://www.mycarmydata.eu/ en www.fiaregion1.com

 

 

Access to data and your car from FIA Region I on Vimeo.

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