Les accidents causés par la pluie représentent un coût annuel de 200 millions

Mercredi, 8 Mars, 2017

En 2016 on comptait 356.218 accidents* de voiture sur nos routes belges, soit 980 par jour. Par rapport à l’année précédente il y en avait 2.000 de plus. Selon les instances de sécurité routière**, 9% (ou 32.000) de ces accidents sont dus à un temps pluvieux. Selon des études, la pluie est le seul facteur météorologique qui joue un rôle dans l’augmentation du total des accidents avec dégâts matériels.
Cependant, selon l’IRM, il ne pleut que 6% du temps. Le coût total des dégâts assurés (omnium et responsabilité civile) représente 200 millions d’euro par an sur un total de 2,21 milliards d’euro (presque 100 millions de plus par rapport à 2014).

 

Il est évident qu’il existe un risque très accru d’accidents lorsqu’ il pleut, selon Touring. L’organisation met en cause un comportement de conduite inadapté et une infrastructure offrant peu de visibilité. Ces très nombreux accidents sans victimes provoquent d’énormes files et dès lors une perte économique importante.
Touring: des études menées par des instances hollandaises (le SWOV), responsables de la sécurité routière, montrent que le risque d’accident par temps de pluie est doublé, indépendamment  de l’heure et du lieu de celui-ci. Mais il n’y a pas toujours d’évidente relation de cause à effet, selon Touring et dès lors, une étude plus poussée et plus détaillée s’impose.
«Entre autres, pour mieux évaluer l’usage obligatoire des feux antibrouillard ou l’interdiction faite aux poids lourds de dépasser en obligeant les véhicules qui circulent derrière eux de freiner brusquement ou l’effet du freinage soudain lors de grosses averses. Il est évident que les changements de conduite adoptés par les automobilistes en cas de pluie sont insuffisants pour compenser le risque accru encouru ».
 

C’est pour cela qu’il est important, selon Touring, de convaincre les usagers d’adopter un style de conduite extrêmement prudent en cas de mauvaises conditions météo.
« En cas de pluie, la visibilité peut être réduite à moins de 50 mètres, non seulement à cause des gouttes qui tombent mais aussi des projections d’eau des poids lourds, de la buée sur les vitres ou des phares des voitures venant en sens inverse qui reflètent sur sol mouillé. Et bien évidemment, le risque d’aquaplanage est très grand.
Trop d’automobilistes n’investissent pas toujours dans l’achat de pneus neufs, continuant de rouler avec des pneus usés. Les distances de freinage par temps mouillé sont déjà plus importantes. Mais alors avec des pneus usés… Trop souvent, les conducteurs pensent pouvoir bien maîtriser leur véhicule.
Mais rien n’est moins vrai. Ainsi il est important que pendant l’apprentissage à la conduite, il soit aussi enseigné de conduire et de manœuvrer par mauvais temps. Les systèmes de sécurité électronique embarqués à bord de la voiture peuvent aider mais n’autorisent pas la témérité.
 

«Ce n’est pas seulement sensibiliser l’automobiliste à une conduite responsable qui est important». Selon Touring, quelques mesures doivent aussi être prises pour aider l’automobiliste à se déplacer quand il pleut. « Les prévisions météo données par les médias sont utiles mais il importe aussi d’investir dans des marquages de routes visibles, des revêtements routiers permettant l’évacuation de l’eau et des entrées et sorties d’autoroutes bien indiquées»

 

*chiffres Assuralia

**études par le SWOV swov.nl

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