Les Diables Rouges peuvent-ils alléger les embouteillages?

Jeudi, 19 Juillet, 2018

Bruxelles, 18 juillet 2018. Selon le baromètre des files de Touring Mobilis, le nombre d'heures d'embouteillages sur le réseau routier belge a encore connu une forte augmentation en 2018. Contrairement à 2017, l'augmentation est frappante, surtout en journée durant les heures creuses. La saturation du réseau routier augmente, ce qui entraîne davantage d'embouteillages structurels sur les autoroutes belges. Des travaux routiers importants influencent également ces embouteillages.

 

Le tableau ci-dessous reprend les 10 jours les plus chargés en Belgique au cours du premier semestre 2018. L'embouteillage le plus long est survenu le 2 mars 2018: à 18 h 36, on comptait une longueur totale de 590 km de files. Et ce, en raison du verglas et de la neige à l'heure de pointe en fin de journée. Dans le top 5, la longueur totale des files atteint même des pics dépassant les 400 km. Tandis que durant la première moitié de 2017, seuls les 3 premiers pics dépassaient les 400 km, avec un maximum de 420 km de files.

Top 10 Date Moment KM Cause
1 vendredi 2 mars Soir 590   verglas et neige
2 vendredi 18 mai Soir 418 début du week-end de Pentecôte (départs)
  jeudi 31 mai Matin 411 fortes pluies et orages
4 jeudi 22 mars Matin 409 pluie
5 jeudi 19 avril Matin 400  
6 mercredi 9 mai Soir 391 début du week-end de l'Ascension (départs)
7 mardi 13 mars Matin 383 pluie
8 mardi 20 mars Matin 377 chutes de neige en Wallonie
9 mardi 24 avril Matin 376  
10 mardi 8 mai Matin 368  

 

On a également comparé le nombre total de kilomètres de files sur les autoroutes belges survenus au premier semestre de 2015 à 2018. Le tableau et graphique ci-dessous indiquent le nombre d'heures cumulées durant lesquelles la longueur totale des files en Belgique dépassait un certain nombre de kilomètres. Il s'agit ici de la longueur des files tout au long de la journée.

 

Nombre d'heures où la longueur totale des files dépasse x km tout au long de la journée (premier semestre de l'année)

  2015 2016 2017 2018
100 651,3 717,4 696,4 848,3
150 342,5 399,9 388,4 457,4
200 165,4 203,6 182,9 234,4
250 66,4 78,6 72,2 104,7
300 21,8 23,9 24,2 46,6
350 9,8 10,0 5,7 13,7
400 4,3 4,7 0,9 4,2

 

Graph 1 

 

La même analyse a été effectuée durant les heures creuses de la journée entre 10 h et 15 h. Les valeurs sont représentées ci-dessous.

 

Nombre d'heures où la longueur totale des files dépasse x km durant les heures creuses (premier semestre de l'année)

  2015 2016 2017 2018
50 272,6 329,4 382,5 450,9
75 135,9 166,1 181,7 303,6
100 71,9 83,7 86,2 188,4
125 30,9 36,2 38,2 105,0
150 10,6 17,2 16,8 41,8
175 3,9 11,0 7,8 16,5
200 2,5 7,6 1,7 5,1
250 1,8 2,2 0,0 0,1
300 1,4 0,8 0 0
350 0,6 0,1 0 0
400 0,3 0 0 0

 

Graph 2 

 

Pour les chiffres généraux relevés toute la journée, on constate une nette augmentation du nombre d'heures d'embouteillages sur les autoroutes belges. La stagnation constatée en 2017 s'est donc avérée être de courte durée.

 

D'une part, il y a une nette augmentation du nombre d'heures où la longueur totale du trafic est supérieure à 300 km. Ces chiffres ont presque doublé, passant de 24,2 heures à 46,6 heures. Ceci est également mis en évidence dans le top 10 des jours les plus difficiles sur la route: la longueur totale des files y est particulièrement élevée par rapport aux années précédentes. Quelques semaines avec de fortes pluies locales durant le mois de mai ont eu de lourdes conséquences sur le trafic, provoquant de longs embouteillages.

 

D'autre part, les moments où le trafic connaît plus de 100 km de bouchons sont devenus plus fréquents. Par rapport à 2017, le nombre d'heures où les embouteillages font plus de 100 km a augmenté de plus de 20 %. On peut donc parler ici d'une augmentation des embouteillages structurels. Il en va de même pour les chiffres relevés hors heures de pointe: on constate surtout une augmentation de la durée totale des embouteillages de plus de 75, 100 et 125 km. La tendance à l'augmentation des embouteillages aux heures creuses se confirme ainsi de manière convaincante. Ceci est dû à différentes causes. La saturation du réseau routier aux heures de pointe incite les navetteurs à se rendre au travail en dehors de ces heures. L'augmentation du transport routier (fret léger et lourd) sur les autoroutes belges y participe également. Troisième explication possible: les gros travaux routiers peuvent causer des ralentissements et embouteillages tout au long de la journée - et pas seulement durant les heures de pointe. Entre autres, le tronçon de la E40 entre Zwijnaarde et Merelbeke, les travaux sur la E314 près de Wilsele et les travaux sur la E42 entre Andenne et Dassoulx ont un impact sur l'augmentation du trafic durant la journée.

 

Outre l'analyse des pics de trafic, il est intéressant d'observer les moments où les files connaissent une diminution importante. Ce fut le cas pendant l'heure de pointe de fin de journée le lundi 18 juin 2018. Habituellement, en heure de pointe de fin de journée le nombre total de kilomètres de files augmente à partir de 15 h, avec un pic vers 17h30. Ce jour-là, on constatait un pic à 16 h 30. C'était juste avant le coup d'envoi à 17 h du match de football des Diables Rouges lors de la Coupe du Monde en Russie. Le pic de cette soirée est également beaucoup plus faible par rapport aux autres lundis des mois d'avril, mai et juin 2018, comme le montre le graphique ci-dessous. Chaque ligne jaune représente la variation du nombre total de kilomètres de files entre 13 h et 18 h 30 le lundi en avril, mai et juin 2018. La ligne rouge correspond au lundi 18 juin, le jour où les Diables Rouges jouaient contre le Panama en Coupe du Monde. La folie du football a donc également un impact sur la circulation routière! Les quatre lignes jaunes qui ne représentent pas la tendance habituelle, à savoir une augmentation à 15 h avec un pic à 17 h 30, sont le lundi de Pâques (2 avril 2018), le lundi de Pentecôte (21 mai 2018), le pont du 1er mai (30 avril 2018) et le lundi 9 avril 2018, le deuxième lundi des vacances de Pâques.

 

Graph 3 

 

De façon générale, on peut conclure que la tendance à l'augmentation des embouteillages sur les autoroutes belges se confirme à nouveau. Une deuxième tendance - l'extension du trafic aux heures creuses - est à nouveau constatée ici par les chiffres. Ceci est dû à la saturation du réseau routier aux heures de pointe, mais aussi à l'augmentation du nombre de camions et au lancement de grands chantiers routiers. Le trafic augmente ainsi systématiquement – même si les Diables Rouges peuvent soulager les automobilistes, comme on a pu le constater le 18 juin 2018 lors de la Coupe du Monde en Russie.

 

Touring Mobilis tient uniquement compte des longueurs de files aux endroits où les vitesse enregistrées sont inférieur à 50 km/h. Ses tronçons structurelles représentent en moyenne 3000 km du réseau routier belge.

 

Touring Mobilis mesure la vitesse du trafic via des véhicules qui transmettent leur position à chaque minute. Ce sont quelque 750.000 véhicules qui nous envoient leurs données anonymement. Nous collectons ainsi des informations sur 280.000 kilomètres de routes en Belgique. En plus des autoroutes, nous avons donc aussi une vue sur les routes secondaires.

 

Les informations collectées sont combinées avec les informations des correspondants Touring Mobilis et des gestionnaires de voiries pour fournir les meilleures informations routières de Belgique vers les stations radio, les sites web et le secteur de la navigation. A l’heure actuelle, plus de 500.000 appareils utilisent l’info trafic de Touring Mobilis. 
 

 

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