Touring: cacophonie dans les zones à faibles émissions de nos villes

Mercredi, 16 Août, 2017

- Incertitudes envers ce qui est permis ou non
- Critères différents entre les villes et les pays
- Seuls 13 % sont convaincus du système
 
Bruxelles, le 16 août 2017. L’organisation de mobilité Touring craint que l’introduction de zones à faibles émissions en nos villes n'amène tellement de confusions qu'au final les automobilistes n'y comprendront plus rien. Actuellement, il existe de très grandes différences entre ce qui est permis à Anvers et ce qui entrera en vigueur à Bruxelles, l’année prochaine.
 
Les autorités ont visiblement raté l’occasion de clarifier certaines choses et de décrire des critères similaires aux deux villes dans une loi-cadre. Selon Touring, le consommateur-automobiliste est une fois de plus la victime d’un traitement flou et peu honnête de la règlementation. "Ceci est regrettable car notre enquête en ligne montre que seulement 13 % des usagers de la route pensent que les zones à faible émissions sont une bonne mesure pour lutter contre la pollutions des voitures au diesel. 66 % estiment qu'il vaut mieux imposer aux constructeurs des normes plus sévères."
 
Touring donne quelques exemples : 
 
- A Anvers, seuls les véhicules circulant au diesel avec euronorm à partir de 3 (avec filtre à particules) sont admis dans les zones à faibles émissions. Il s’agit donc de voitures dont la première inscription date d'à partir de 2001. Ce qui signifie que les véhicules avec euronorm 2, 1 ou sans filtre y sont interdits. 
 
- A Bruxelles, par contre, les voitures avec euronorm 2 seront admises jusqu’au 1er janvier 2019. Quant aux voitures avec euronorm 3 et sans filtre, elles seront admises jusqu’au 1 janvier 2020.
 
- Les véhicules diesel avec euronorm 4 sont admis à Anvers jusqu’au 1er janvier 2020; à partir de cette date et ce jusqu’au 1er janvier 2025, ils seront admis uniquement après paiement pour finir par être interdits. A Bruxelles les euronorm 4 seront déjà totalement interdits à partir de 2022.
 
- A Anvers, les voitures circulant à l'essence (ou gaz et LPG) avec euronorm 1 seront admises jusqu’au 1erjanvier 2020. Les voitures à essence sans euronorm avec 1re inscription avant 1992, n’ont, elles, plus accès à la ville. A Bruxelles, les deux catégories seront autorisées jusqu’au 1er janvier 2019.
 
- Et ça va plus loin: à Anvers, les anciennes voitures ont accès à la ville à partir de 40 ans et contre paiement payant. A Bruxelles, c’est à partir de 30 ans et plus. Autrement dit: à Anvers, la voiture doit avoir 40 ans ou plus pour être considérée comme ancienne voiture, à Bruxelles, 30 ans seulement ou plus. 
 
- Enfin, à Anvers, les automobilistes ont accès aux zones à faibles émissions moyennant paiement. Ils peuvent acheter 8 fois par an un pass pour une journée, même s'ils n'ont aucun droit d’accès à la zone selon les critères du règlement. A Bruxelles, cette possibilité n’existera pas. 
 
Touring soutient l’idée des zones à faibles émissions et "son organisation internationale, la FIA, suit cette problématique au niveau européen". " Ainsi, nous plaidons pour une loi-cadre européenne, les zones à faibles émissions devenant un instrument de plus en plus populaire dans les pays voisins. Mais si la Belgique ne réussit pas à faire accepter une certaine uniformité des systèmes dans différentes villes, on peut se demander si ce sera un jour possible en Europe.
 
En effet, aujourd’hui, la signalisation indiquant qu'on entre dans une zone à faibles émissions est totalement différente d’un pays à l’autre. Les critères varient et rendent les choses très compliquées pour les automobilistes. Alors qu'un pays utilise des autocollants pour identifier les véhicules, un autre le fait avec la plaque d’immatriculation.
 
Dans une zone, l'accès en payant, dans une autre non. On voit qu'une véritable cacophonie règne dans les règlements et la signalisation. Ainsi, en Belgique, les panneaux qui doivent indiquer une zone à faibles émissions diffèrent de ceux utilisés dans les pays voisins." Touring ne comprend pas pourquoi on n'utilise pas un autocollant unique pour toute l’Europe. Cela éviterait au consommateur de payer un autocollant par pays.
 
L’organisation de mobilité souligne l’importance d’un système unique dans l’intérêt des usagers de la route. "De cette manière seulement, les autorités pourront obtenir à la fois une adhésion et du respect pour un règlement ou pour des mesures prises. Nous demandons aux autorités belges et européennes de se réunir pour discuter d’urgence d’une harmonisation des systèmes existants et de ceux du futur."

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