Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre 2025 (03 h → 02 h), la Belgique passe à l’heure d’hiver. Juste après, les matinées gagnent un peu en clarté ; mais, semaine après semaine, les jours raccourcissent et l’obscurité s’installe à la fois en début de journée et en fin d’après-midi.
C’est donc le moment pour Touring de rappeler l’importance d’un bon éclairage, qui fonctionne et n’éblouit pas*. Les constats tirés d’une nouvelle enquête de Touring, réalisée avec son partenaire ADAC**, confirment l’ampleur du phénomène : 34 % des Belges se disent souvent éblouis par les phares d’autres véhicules ; 20 % évoquent le stress que cela provoque, et 18 % évitent même de conduire de nuit. Plus de la moitié des conducteurs déclarent avoir des difficultés à distinguer la route lorsqu’ils sont éblouis.
En parallèle, environ un véhicule sur cinq circule avec un éclairage défaillant ou des phares mal réglés, ce qui accroît encore la gêne et le risque. Rappel utile : près de 60 % des accidents surviennent dans l’obscurité, et environ 400 000 véhicules sont recalés chaque année au contrôle technique uniquement pour un défaut des feux de croisement.
L’enquête éclaire aussi nos habitudes et réactions :
69 % des répondants utilisent la voiture au quotidien,
61 % portent des lunettes ou lentilles pour conduire ;
un conducteur sur trois dit avoir affronté une mauvaise visibilité au cours des douze derniers mois, principalement due à l’obscurité, brouillard, fortes pluies ou neige (62 %) ou à un soleil bas / lumière intense (69 %).
Face à l’éblouissement, 49 % plissent les yeux, 41 % détournent le regard, tandis que 15 % ne réagissent pas et 13 % clignent davantage — des “stratégies” imparfaites qui n’améliorent ni la vision ni le temps de réaction. Les causes perçues sont claires : feux de route en tête (77 %), suivis des feux de croisement (27 %) et même des lumières de vélos (17 %).
61 % estiment toutefois que les feux automatiques (capteurs) ont amélioré la sécurité, signe qu’un réglage correct et une technologie bien calibrée font la différence.
Dans ce contexte, la sécurité tient à trois réflexes simples, mais déterminants. Voir, d’abord : un pare-brise propre à l’intérieur comme à l’extérieur et des optiques dégagées réduisent les halos ; un réglage correct des feux de croisement — après un choc, une réparation ou en cas de charge/remorque — éclaire efficacement sans aveugler. Être vu, ensuite : pour les piétons et les cyclistes, rendre sa silhouette lisible à 360° change tout ; en vêtements sombres, on n’est distingué qu’à quelques dizaines de mètres, quand des éléments rétro-réfléchissants peuvent porter la visibilité jusqu’à environ 150 mètres, laissant aux autres usagers le temps d’anticiper. Enfin, ne pas éblouir : basculer tôt des pleins phares vers les codes, réserver le feu arrière de brouillard aux véritables épisodes de brouillard dense, et orienter correctement son phare vélo comme ses projecteurs auto, c’est protéger les autres — et donc se protéger soi-même.
Au fil de l’automne, Touring invite chacun à adapter ses trajets : lever le pied quand la nuit tombe, allonger les distances de sécurité, redoubler d’attention près des écoles et arrêts de bus, privilégier les itinéraires éclairés et établir un contact visuel aux traversées. La même exigence vaut pour l’espace public : un éclairage fonctionnel, des marquages rétro-réfléchissants lisibles et une signalisation de chantier adaptée à la nuit sont des alliés décisifs pour la sécurité de tous.
*Code de la voie publique : La loi impose l’utilisation des feux de croisement ou de route à l’avant et des feux rouges à l’arrière entre la tombée de la nuit et l’aube, ainsi que lorsque la visibilité est inférieure à 200 mètres. Conduire avec un feu défectueux ou mal réglé constitue une infraction de premier degré, sanctionnée par une amende immédiate de 58 €. Conduire sans feux à l’avant ou à l’arrière relève d'une infraction de troisième degré et est sanctionné d'une amende d’au moins 174 €. L’activation des feux de brouillard arrière est obligatoire lorsque la visibilité est inférieure à 100 mètres à cause du brouillard, de la neige ou de fortes pluies. En dehors de ces conditions, l’utilisation des feux de brouillard arrière est interdite. Ne pas utiliser ces feux constitue une infraction de deuxième degré avec une amende de 116 €, mais utiliser les feux de brouillard lorsque cela n’est pas permis constitue également une infraction de premier degré (58 €).
**L’enquête a été réalisée en collaboration avec l’ADAC, le club de mobilité allemand. Au total, 1 051 Belges — membres ou non de Touring — y ont participé.