Touring alerte : en France, dès +50 km/h, c’est un délit depuis le 29 déc. 2025 (jusqu’à 3.750 € d’amende, prison possible, sanctions immédiates)

Touring rappelle un changement important du cadre répressif en France : depuis le 29 décembre 2025, tout excès de vitesse d’au moins 50 km/h au-dessus de la limitation n’est plus traité comme une simple contravention, mais comme un délit.

Ce “très grand excès de vitesse” expose le conducteur à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à 3.750 € d’amende et jusqu’à trois mois d’emprisonnement (selon décision judiciaire), avec des peines complémentaires possibles : suspension du droit de conduire en France jusqu’à trois ans, immobilisation du véhicule, voire confiscation dans certains cas.

Conducteurs belges : vous êtes aussi concernés
Cette réglementation s’applique à toute personne qui commet l’infraction sur le territoire français, quelle que soit sa nationalité. Concrètement, un conducteur belge peut faire l’objet de poursuites et de sanctions en France. La suspension/interdiction de conduire décidée par la France s’applique sur le territoire français.

Attention aussi aux conducteurs en permis probatoire : en France, les vitesses maximales qui leur sont applicables sont plus basses (par exemple 110 km/h sur autoroute au lieu de 130). Le seuil “+50 km/h” s’apprécie par rapport à la limitation applicable au conducteur : il peut donc être atteint plus rapidement en cas de méconnaissance des règles.

Rappel utile pour les Belges qui transitent vers les Alpes : la Suisse applique déjà des règles très strictes contre les excès de vitesse “extrêmes”. Un conducteur est notamment considéré comme “grand excès” dès +40 km/h en localité (zone 30), +60 km/h hors localité (zone 80) ou +80 km/h sur autoroute. Ces cas relèvent du pénal, avec des peines de prison possibles (jusqu’à 1 à 4 ans selon les cas), un retrait du droit de conduire d’au moins deux ans, et la confiscation du véhicule peut aussi être envisagée.

Les conseils Touring pour éviter la mauvaise surprise

– Utilisez le limiteur/régulateur, surtout sur autoroute et voies rapides.
– Attention aux changements fréquents de limitations (zones de travaux, traversées d’agglomérations).
– Ne sous-estimez pas la fatigue : pauses régulières et conducteur relais si possible.
– En cas de contrôle ou d’avis officiel, réagissez rapidement et conservez toutes les références du dossier.