Renault poursuit son offensive électrique en revisitant ses icônes. Après la R5, c’est au tour de la 4 de renaître, sous forme de crossover compact. Plus pragmatique, elle cherche à séduire au quotidien, sans renier ses origines.
La nouvelle “4L” ne joue pas la carte du “copié-collé”, mais celle de la réinterprétation. En s’inspirant du gabarit et des traits généraux du modèle historique - phares ronds, profil cubique, barres de toit - Renault parvient à créer un SUV urbain au look distinctif. Avec 4,14 m de long, elle se situe entre une Clio et un Captur. Le tout en se démarquant par sa modularité: empattement allongé, siège avant rabattable (ce qui permet de l’utiliser comme tablette ou de pouvoir charger une échelle ou un meuble long), et une capacité de coffre allant jusqu’à 1.400 litres sièges baissés.
Mieux: elle peut tracter jusqu’à 750 kg et alimenter un appareil externe via la fonction “V2L”!

À l’intérieur, la présentation rappelle la Renault 5: deux écrans de 10 pouces, interface Google embarquée, plusieurs ambiances selon la finition. C’est bien pensé, bien fabriqué, sans extravagance. L’assistant vocal “Reno”, propulsé par l’IA, est une curiosité… mais, selon nous, pas indispensable. Certains détails pratiques sont appréciables, comme le vitrage acoustique ou les espaces de rangement bien répartis. Dommage que le plancher de coffre ne soit pas parfaitement plat mais, point très positif, le seuil de chargement est bas, donc facile de charger ou de faire monter le toutou à bord sans peine!

Made in France
Derrière le volant, le comportement de la Renault privilégie le confort à la vivacité. L’empattement plus long et les suspensions à l’arrière soignées assurent une bonne stabilité, même si la filtration demeure perfectible sur chaussée dégradée. Deux versions sont proposées: une 120 ch (batterie 40 kWh) avec 300 km d’autonomie, et une 150 ch (batterie 52 kWh) pour 400 km… Comptez 300 par temps froid et/ou sur autoroute. La recharge rapide va jusqu’à 100 kW et le mode conduite “à une pédale” fait son apparition (ralentissement à chaque levier de pied de l’accélérateur doublé de palettes au volant).

Concernant l’industrialisation, Renault Group a fait le choix de produire sa R4 électrique en Europe, au sein d’Ampere ElectriCity. Le véhicule est assemblé à Maubeuge, son moteur à Cléon, son pack batterie à Ruitz et sa batterie elle-même a commencé à être produite à la Gigafactory de Douai. Ce circuit court contribue à réduire ainsi l’empreinte environnementale de l’auto.
Quant aux tarifs, ils démarrent à 29.900 euros (120 ch) et à 36.900 euros pour la 150 ch haut de gamme, ce qui reste élevé dans un segment où subsistent des modèles thermiques plus accessibles. Pour autant, voici un véhicule aussi craquant par ses lignes que polyvalent par son usage.
La Renault 4 E-Tech 150 en bref
- Moteur: électrique, 150 ch – 245 Nm
- Transmission: traction
- Batterie: 52 kWh (NMC)
- L/l/h (mm): 4.143 / 1.796 / 1.572
- Empattement: 2.624 mm
- Poids à vide: 1462
- Coffre (l): 420 / jusqu’à 1.400
- 0 à 100 km/h: 8,1
- Vitesse max: 150 km/h
- Autonomie WLTP (km): jusqu’à 400 km
- Recharge AC/DC (kW): 11 - 100 kW
- Prix (€): 34.900 € (Techno)
Les atouts
- Plus pratique qu’une R5
- Bonne habitabilité
- Confort remarquable (insonorisation surtout)
- Recharge bidirectionnelle
Les points faibles
- Tarifs et options
- Moins charismatique que la R5
- Suspensions “sèches” sur mauvais revêtements
- Assistant virtuel peu convainquant
Envie de découvrir d’autres modèles de voiture? Retrouvez tous les tests auto de Touring.
