Avec ce nouvel iX3, BMW ne se contente pas de renouveler un SUV électrique. La marque ouvre un nouveau chapitre stratégique baptisé Neue Klasse. Avec l'ambition de s'ériger comme référence électrique...
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Visuellement, le iX3 marque une vraie rupture. Plus bas, plus large, il s’éloigne du X3 thermique avec lequel… il ne partage presque rien. Les lignes sont tendues, avec une face avant plus expressive et ses signatures lumineuses qui rappellent les voitures de la marque des années 70.

À bord
BMW introduit son nouveau concept "Panoramic Vision". Sa pièce maîtresse est un bandeau numérique composé de six zones d'affichage personnalisables qui s’étire à la base du pare-brise, complété par un affichage tête haute en 3D. Pour toutes les commandes, l’écran central reste omniprésent, mais l’ergonomie semble logique et intuitive. Sous la carrosserie, le iX3 inaugure une plateforme 100% dédiée à l’électrique. Dans cette version "50", deux moteurs délivrent 469 ch, alimentés par une batterie très généreuse de 108,7 kWh.

Mais la vraie nouveauté réside dans l’architecture électronique: quatre supercalculateurs pilotent l’ensemble des fonctions du véhicule, dont un dédié spécifiquement au dynamisme de conduite, baptisé The Heart of Joy.
Tenue de route typiquement BMW
Celui-ci permet des interactions dix fois plus rapides entre moteur, direction, freinage et récupération d’énergie, promesse d'une agilité et d'une réactivité meilleures que jamais. Et une fois derrière le volant, ce iX3 surprend. Malgré ses 2,3 tonnes et ses 4,78 m, il fait preuve d’une agilité remarquable. Cette rigueur se traduit aussi par une belle sérénité sur la route et dans le trafic, notamment lors des freinages appuyés et des évitements. A contrario, l’amortissement demeure ferme, un choix assumé.
Autre choix assumé: celui de ne pas proposer de palettes au volant pour ajuster facilement la récupération d'énergie. Cela ne peut se faire que via les sous-menus du système multimédia. BMW préfère miser sur son freinage assuré quasi exclusivement par sa partie électrique, ne laissant le freinage "mécanique" qu'aux situations d'urgence. D'après la marque, cela procurerait l'arrêt le plus doux de son histoire, notamment dans les derniers mètres.

Côté efficience, la consommation réelle relevée de 19,8 kWh/100 km sur notre exemplaire d'essai permet d'approcher les 550 km d'autonomie réelle, le tout sans chercher à réaliser un éco-run. En surveillant un peu plus son pied droit, il semble donc possible d'atteindre les 679 à 805 km annoncés (selon équipements et roues). Et l’architecture 800 V permet en outre des recharges éclair, avec jusqu’à 372 km récupérés en dix minutes sur borne ultra-rapide 400 kW… Si l’infrastructure suit évidemment!
BMW iX3 50 en bref
- Moteur: 2x, électrique, 469 ch, 645 Nm
- Transmission: aux quatre roues
- Boîte: automatique monorapport
- L/l/h (mm): 4.782 / 1.895 / 1.635
- Poids à vide (kg): 2.285
- Coffre (l): 520 + 58 (frunk)
- Batterie (kWh): 108,7
- 0-100 km/h (s): 4,9
- V-max (km/h): 210
- Autonomie (km WLTP): 679 – 805 km
- Consommation mixte (kWh/100 km): 15,1 – 17,9
- Prix de base (€): 69.900
Les atouts
- Agilité et précision de conduite
- Ergonomie globale convaincante,
- Autonomie potentiellement élevée
- Recharge très rapide (800 V)
Les points faibles
- Pas de palettes au volant (régénération)
- Amortissement plutôt ferme
- Commandes au volant perfectibles
- Vitesse de recharge dépendante des bornes