Le Japon, un autre monde à portée de main

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un torii rouge dans l'eau, avec des gens au premier plan, au Japon
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un torii rouge dans l'eau, avec des gens au premier plan, au Japon

Le Japon, un autre monde à portée de main

Le Japon fait rêver et figure parmi les plus belles destinations pour de nombreux voyageurs. Son coût peut toutefois freiner certains projets. Mais avec le cours actuel du yen, le pays est étonnamment abordable. Pour une première visite, attendez-vous à bien plus qu’un tour des sites incontournables : le Japon vous promet un véritable dépaysement.

Le Japon dépasse les attentes. Il suffit d’écouter ceux qui y ont voyagé pour entendre toute l’admiration que le pays leur inspire. Alors, quand notre rédacteur en chef nous donne le feu vert pour y retourner, notre enthousiasme est à son comble. Le Japon nous avait déjà profondément marqués.

Mais ce voyage sera différent. D’abord, nous choisissons ANA (All Nippon Airways), la compagnie japonaise. Un choix réfléchi : ANA est la seule à proposer un vol direct entre Bruxelles et Tokyo, trois fois par semaine.

Dès l’embarquement, nous avons le sentiment que ce long vol nous fera entrer en douceur dans l’ambiance japonaise, avant même d’arriver. Le service est discret, la cuisine raffinée et le calme règne à bord. L’atmosphère est différente, presque solennelle.

Le mont Fuji, au Japon, avec la ville et un temple au premier plan.
Par temps clair, on peut voir le mont Fuji depuis Tokyo. © David Edelstein | Unsplash


Tokyo, une ville aux multiples facettes

Notre avion décolle de Bruxelles en soirée et atterrit à Tokyo le lendemain, vers 16 heures, heure locale. À l’arrivée, comme d’habitude, il faut passer les contrôles aux frontières et la douane, puis récupérer ses bagages au carrousel.

Le plus grand défi commence ensuite : traverser l’immense aéroport pour trouver la sortie ou, dans notre cas, le bon quai pour prendre le Narita Express. Ce train relie l’aéroport au cœur de la capitale japonaise, à la gare de Tokyo. Nous avons réservé un hôtel à proximité, pour éviter de transporter nos valises trop loin.

un grand bâtiment situé en plein cœur de Tokyo, au Japon.
La gare de Tokyo, au cœur de la capitale. © kiki | Unsplash

Après le check-in et une petite douche revigorante, nous partons en ville pour découvrir l’atmosphère si particulière de cette métropole. Comme prévu, tout est possible au départ de la gare de Tokyo.

Nous avions aussi pensé à installer l’application SUICA sur notre téléphone. Elle permet de charger des yens et de payer directement aux portillons des transports en commun : tramways, monorails, métro et bus. Attention, l’application fonctionne uniquement sur iOS. Vous pouvez aussi acheter une carte SUICA dans un distributeur automatique de la gare. Un conseil : ne la rechargez pas trop, car les transports en commun sont très bon marché à Tokyo, comme dans le reste du Japon.

des gens qui attendent et circulent dans la gare au Japon.
Les transports en commun à Tokyo. © HONG FENG | Unsplash

Notre première escale à Tokyo est un grand classique : Shinjuku, le quartier où la ville révèle son visage le plus spectaculaire. Le jour, les gratte-ciel et l’immense gare dominent le paysage. La nuit, tout s’illumine. Néons, petits bars et ruelles étroites : à Golden Gai, le temps semble s’être arrêté, tandis que Kabukicho déborde d’énergie. Un quartier incontournable qui, au-delà des clichés, cache de bonnes adresses insoupçonnées.

Au gré de nos envies, nous poussons la porte d’un petit restaurant où l’on ne croise aucun touriste. Au menu : du wagyu, le bœuf japonais, à cuire soi-même sur un mini-barbecue. Pour deux personnes, boissons comprises, l’addition est moins élevée que dans une friterie chez nous.

petite ruelle sombre avec des lanternes chaleureuses.
Golden Gai, avec ses dizaines de bars. © Bart De Landtsheer


À chaque quartier, son ambiance

Les jours suivants, nous découvrons chaque jour un nouveau quartier, avec une atmosphère qui lui est propre. Nous prenons le métro, mais aussi le taxi, bien moins cher qu’en Belgique. Attention toutefois : la plupart des chauffeurs parlent peu ou pas anglais. Pensez à faire une capture d’écran du nom de votre destination en japonais. Pour quelques euros, le taxi vous emmène vers des lieux qui seraient beaucoup plus longs à rejoindre en transports en commun.

Malgré la barrière de la langue, les chauffeurs sont courtois et serviables. Découvrir Tokyo depuis la banquette arrière est un vrai plaisir.


Du monde, sans jamais se sentir à l’étroit

Shibuya mérite d’être découvert au moins une fois dans sa vie. Placez-vous au bord du célèbre carrefour et observez la circulation s’arrêter tandis qu’une foule immense traverse dans toutes les directions. En photo, la scène paraît chaotique. En réalité, c’est une chorégraphie parfaitement réglée. Les touristes brandissent leur smartphone pour immortaliser l’instant et partager ces images impressionnantes sur les réseaux sociaux. Succès garanti auprès de leurs abonnés.

les rues animées d'une ville avec de grands immeubles modernes.
Le carrefour très fréquenté de Shibuya. © Sachith Ravishka Kodikara

À quelques pas, Harajuku séduit les jeunes passionnés de mode et de style. L’ambiance est joyeuse, presque rebelle, sans jamais être provocante. En allant vers Omotesando, le décor change complètement : les larges avenues, l’architecture de renommée internationale et les boutiques ressemblent parfois davantage à des galeries qu’à des magasins.

Prenez le temps d’explorer les rues parallèles : elles réservent d’autres belles surprises. Vous pourrez y goûter d’excellentes pâtisseries locales et savourer un bon café, ou un matcha si vous préférez.

À Asakusa, un peu plus loin, le calme s’installe peu à peu en approchant du temple Senso-ji. Le parfum de l’encens et le murmure des prières rappellent combien la tradition fait partie de la vie quotidienne.

Plus loin encore, le sanctuaire Meiji se cache au cœur d’un parc verdoyant. En quelques pas, on quitte l’agitation de la ville pour retrouver un calme profond, comme si l’on entrait dans un autre monde. Pour terminer, nous nous installons à la terrasse d’un petit restaurant de rue. Au menu : yakitori et gyoza, sans se ruiner. Un vrai régal !

des gens devant un portail torii dans un parc au Japon.
Le torii qui mène au sanctuaire Meiji. © Bart De Landtsheer


Une ville à découvrir à tous les étages

Tokyo cache aussi de belles surprises sous terre. Sous les voies de la gare de Tokyo, un vaste réseau de boutiques et de restaurants invite à la promenade. C’est l’occasion de goûter au Japon sous son jour le plus accessible : bentos préparés avec soin, délicieux ramen et desserts qui ressemblent à de véritables œuvres d’art. Et les prix restent étonnamment raisonnables.

Pensez aussi à explorer les niveaux -1 et -2 des grandes stations de métro. On y trouve une offre culinaire immense, sans forcément dépenser beaucoup.

De retour à la surface, regardez aussi au-dessus du rez-de-chaussée : la vie urbaine se poursuit à tous les étages. Le bar accueillant ou le restaurant qu’on vous a recommandé se trouve peut-être au quatrième étage, ou encore plus haut. Les gourmets auront l’embarras du choix. De grands chefs étoilés s’accordent d’ailleurs à dire que le Japon est une destination culinaire de premier plan.


Un vol intérieur

Après quelques jours à arpenter la métropole et à faire du shopping, le vol vers Matsuyama marque une pause. Il y a moins de gratte-ciel et bien moins de néons. Ici, la vie suit un autre rythme.

Temple situé sur une colline verdoyante.
Le château de Matsuyama. © Bart De Landtsheer


Au Dogo Onsen, l’un des plus anciens bains publics du Japon, on a l’impression que le temps s’est arrêté depuis des siècles. Le bâtiment en bois, les rituels et le silence composent une expérience simple et profonde.

Perché au-dessus de la ville, le château de Matsuyama offre un panorama qui tranche avec l’atmosphère de Tokyo. Après avoir arpenté la capitale, celles et ceux qui ont encore de l’énergie peuvent y monter à pied. Pour ma part, je choisis sagement l’ancien funiculaire.


La plus petite des quatre îles principales

Matsuyama est située sur Shikoku, la plus petite des quatre grandes îles du Japon. En dehors de la ville, le calme et la nature dominent, avec de magnifiques itinéraires à vélo. Les cyclistes peuvent notamment emprunter la Shimanami Kaido, un parcours spectaculaire d’environ 70 kilomètres qui relie Honshu, la plus grande île japonaise, à Shikoku. Vous préférez éviter le vélo ? Vous pouvez aussi découvrir l’itinéraire en bus ou en voiture.


Des excursions hors du commun

Depuis Matsuyama, un bateau rapide permet de rejoindre Honshu et de découvrir notamment Hiroshima. La traversée est courte, mais l’émotion ressentie à l’arrivée est profonde. Dans le parc du Mémorial de la paix, l’histoire semble prendre vie. Le Dôme de Genbaku est bien plus qu’un vestige : il incarne le souvenir. Ici aussi, le silence s’impose, chargé de respect.

des enfants dans un parc à l'avant-plan et un bâtiment en ruine à l'arrière-plan.
Des écoliers en visite au Parc du Mémorial de la Paix d'Hiroshima. © Bart De Landtsheer


Et pourtant, la beauté n’est jamais loin. Sur l’île de Miyajima se trouve le célèbre sanctuaire d’Itsukushima, connu pour son torii qui semble émerger de la mer. À marée haute, il paraît flotter sur l’eau ; à marée basse, on peut s’en approcher à pied. Le spectacle est aussi impressionnant en réalité qu’il est célèbre, et même plus grandiose encore.


Tout fonctionne à merveille

Ces quelques lignes ne donnent qu’un aperçu de tout ce que le Japon a à offrir. Malgré la barrière de la langue, l’archipel réserve un accueil chaleureux. Ses habitants sont serviables, respectueux et cordiaux. Là-bas, tout semble fonctionner à la perfection : les trains partent à la seconde près et les villes sont sûres et faciles à explorer.

Le Japon promet une expérience inoubliable, qui ouvre de nouveaux horizons et suscite souvent une fascination durable. Je sais de quoi je parle…


Le Japon en pratique

Documents de voyage

Aucun visa n'est requis pour un séjour touristique au Japon d'une durée maximale de 90 jours. Un passeport international en cours de validité suffit. Conseil : préremplissez vos documents d'immigration et de douane en ligne sur Visit Japan Web. Vous gagnerez du temps et éviterez tout désagrément à votre arrivée à l'aéroport au Japon.

S’y rendre

Nous avons délibérément opté pour ANA (All Nippon Airways), la seule compagnie aérienne à proposer des vols directs entre Bruxelles et Tokyo (trois fois par semaine). Pas d'escale, pas d'attente supplémentaire, mais une liaison directe vers le pays du soleil levant.

Stopover gratuit

Une offre particulièrement intéressante lorsque vous réservez auprès d'ANA : aucun supplément n'est facturé pour ajouter un vol intérieur (plus de 40 destinations) à votre billet, ce qui permet de découvrir davantage le Japon sans dépasser le budget initial.

un gros avion de ligne stationné sur le tarmac d'un aéroport
© Taiki Ishikawa | Unsplash


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