Touring appelle la Région bruxelloise à trouver rapidement une solution juridique permettant de maintenir les vélos électriques partagés. L’annulation d’une procédure d’attribution ne peut pas conduire à priver durablement les Bruxellois, les navetteurs et les visiteurs d’une solution de mobilité qui a généré près de deux millions de trajets en 2024, en progression de plus de 60 % en un an.
Les vélos partagés répondent à un besoin très concret : parcourir le premier ou le dernier kilomètre entre une gare, un arrêt de transport public, le domicile ou le lieu de travail. Ils permettent également de rouler à vélo sans devoir en acheter un, disposer d’un local sécurisé ou exposer un vélo électrique personnel au vol. C’est particulièrement important pour les habitants d’appartements et de studios, mais aussi pour les navetteurs et les touristes.
Touring peut comprendre que les problèmes liés aux trottinettes partagées conduisent à revoir leur place dans l’espace public. Mais les vélos ne peuvent pas être entraînés dans leur disparition. Au moment où Bruxelles affirme vouloir développer la multimodalité et réduire la dépendance à la voiture, supprimer une alternative déjà adoptée par des milliers d’utilisateurs serait incohérent. La concertation de la mi-août doit déboucher sur une continuité du service, pas sur un vide de mobilité.