En novembre dernier, nous avions découvert la DS N°8 en personne, mais immobile. Elle était pleine de promesses, qu’il est temps maintenant de mettre à l’épreuve. Où en est le premium à la française?
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On ne dit plus DS 8, mais N°8, petite subtilité qui évoque d’autres références du monde du luxe, que la clientèle visée ne manquera pas de comprendre. Mais outre cet artifice, la N°8 ne manque pas de vrais arguments. D’abord, son design, non consensuel et qui dégage une réelle prestance lorsqu’on voit la voiture en vrai. Bon choix que celui d’une carrosserie plus “fastback” que crossover, et bon dosage des détails esthétiques, qui ne vont jamais jusqu’à la surcharge.

Un habitacle singulier
Là où la DS marque le plus de points, c’est à l’intérieur. Là encore, il y a les formes, notamment celle de ce volant en X, presque carré, qui installe à lui seul une impression de différence, tant à l’œil qu’à la conduite.
La planche de bord est elle aussi très singulière, surtout par le traitement des matières, et la finesse inédite de certains détails, comme les inserts en vrai alu gravé au laser, la qualité des cuirs, les tissus qu’on n’a plus l’habitude de voir… Tout serait absolument parfait sans quelques plastiques un peu “light”, pour les aérateurs par exemple, ou derrière les plaquages d’alu. Mais la DS a un argument pour se faire pardonner. Suspense…

Uniquement VE (pour le moment…)
La N°8 s’affirme un peu plus sur la route. D’abord grâce à d’excellents sièges, délicieusement enveloppants. Ensuite, grâce à ce volant si spécial à tenir. Et puis surtout par son confort. Entre le silence particulièrement poussé (même pour une électrique) et la qualité de réglage des suspensions, qu’elles soient classiques ou pilotées, la voiture est d’une douceur absolue. Mais elle peut aussi “se fâcher”, notamment dans sa version bimoteur, 350 ch, quatre roues motrices. Les performances et la tenue de route font honneur à la DS originelle, légende parmi les légendes. Puis vient le coup de grâce...
Dans sa version à moteur unique, 245 ch et grande batterie, DS annonce… 750 km WLTP! Et les ingénieurs promettent 500 km réels sur autoroute, test “Paris-Lyon” à l’appui. Une performance due à un travail obsessionnel sur l’aérodynamisme, là encore comme pour la “vraie” DS.
Argument final: le prix. À partir de 59.200 euros pour la version 230 ch / 550 km, 63.600 euros pour la 245 ch / 750 km, et jusqu’à 81.400 euros pour la 350 ch / 688 km dans sa finition la plus haut de gamme. Ça semble cher? Les tarifs de la DS s’arrêtent pourtant là où les Allemandes, à caractéristiques et équipement comparables, ne font que commencer.

La DS N°8 FWD Long Range en bref
- Moteur: électrique ; 245 ch ; 343 Nm
- Transmission: aux roues avant
- Boîte: auto 1 vitesse
- L/l/h (mm): 4.820/1.900/1.580
- Poids à vide (kg): 2.180
- Volume du coffre (l): 620 à 1.873
- Batterie (kWh): 97
- 0 à 100 km/h (sec): 7,8
- Vitesse maxi (km/h): 190
- Autonomie (km): 750
- Prix (€): 63.600
Les atouts
- Prestance sur la route
- Confort de haut niveau
- Intérieur original et raffiné
- Consos record
Les points faibles
- Quelques plastiques “light”
- Réactivité des commandes tactiles
- Puissance maxi de recharge (160 kW)
- Uniquement VE
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