Le neuf devient cher, l’électrique bouscule les habitudes et les offres se multiplient. Dans ce contexte mouvant, l’occasion séduit mais exige prudence et méthode. Touring vous aide à faire les bons choix, en toute confiance.
Sommaire
1. L’occasion, une bonne affaire?
2. Un marché en pleine mutation
3. L’électrique en occasion: bien s’informer avant de se décider
4. Acheter d’occasion: entre particuliers ou chez un pro?
5. Les bons réflexes avant de se décider
6. Les frais à prendre en compte
7. Touring vous accompagne dans votre choix et l’utilisation de votre voiture
9. Vice cachés, garantie... Que faire en cas de problème?
10. Un guide digital complet sur l’occasion
1. L’occasion séduit toujours plus
Sur le marché automobile belge, l’occasion séduit toujours plus. Selon les chiffres de Traxio, sur les six premiers mois de 2025, elle représente 61,4% des immatriculations de voitures particulières. Plusieurs raisons expliquent cet engouement.

Un budget mieux maîtrisé
Le prix moyen d’un véhicule neuf a fortement augmenté ces dernières années, porté par l’inflation, le coût des technologies embarquées et les contraintes environnementales. Face à ce contexte, l’occasion permet d’accéder à un modèle mieux équipé ou d’une gamme supérieure, pour un budget identique, voire inférieur.
S’il est obligatoire de payer à nouveau la taxe de mise en circulation (TMC) lorsqu’on acquiert une occasion, elle est moins élevée que lors de la première immatriculation du véhicule. Plus il est âgé, plus la TMC diminue.
Limiter l’impact de la décote
Un véhicule neuf perd souvent 20 à 30% de sa valeur la première année. Acheter une voiture ayant déjà subi cette décote initiale permet à l’acquéreur de préserver davantage la valeur de revente.
Une offre diversifiée
Une grande partie du marché belge de l’occasion provient des voitures de société en fin de contrat. Avec les réglementations incitant les flottes à devenir plus vertes, l’offre s’est diversifiée: on trouve désormais plus de véhicules hybrides, hybrides rechargeables, mild-hybrides et électriques. Une opportunité pour les particuliers qui veulent rouler plus propre, mais n’auraient pas forcément le budget pour acheter ces modèles neufs.

2. L’occasion, un marché en pleine mutation
Porté par l’évolution des habitudes d’achat, la transition énergétique et les contraintes réglementaires, le marché de l’occasion connaît une profonde mutation.
La digitalisation des ventes
Les habitudes d’achat évoluent: photos HD, visites virtuelles, signature électronique et livraison à domicile deviennent monnaie courante. L’automobile n’y fait pas exception. Les plateformes en ligne, qu’elles soient généralistes ou spécialisées, prennent une place centrale dans le parcours client.
Les LEZ comme accélérateur de transition
Les réglementations environnementales locales ne sont pas seulement des contraintes: elles influencent directement l’offre et la demande. À mesure que les zones à faibles émissions (LEZ) s’étendent dans les villes, les véhicules anciens et polluants se retrouvent exclus des centres urbains. Les acheteurs se tournent dès lors vers des modèles plus récents, plus propres et compatibles avec ces zones. Et cela se ressent dans le type de motorisations disponibles sur le marché de l’occasion.
Le recul inéluctable du diesel
S’il a longtemps régné sur les ventes en Belgique, le diesel perd rapidement du terrain sur le marché de l’occasion. Selon les chiffres d’Indicata, analyste du marché de l’occasion, les stocks de véhicules diesel sont passés de 38,09% des occasions en janvier 2023 à 26,75% fin 2024. Les véhicules essence se maintiennent autour des 46%, tandis que les stocks de véhicules à motorisations alternatives ont tous connu une croissance modérée. Le PHEV/HEV représente aujourd’hui 11,08% des véhicules d’occasion en stock, tandis que le full électrique représente un peu moins de 8%.
La montée en puissance des hybrides
L’hybride, qu’il soit rechargeable ou non, s’impose comme une alternative rassurante pour les acheteurs hésitant à passer au 100% électrique. Il offre une autonomie électrique pour les trajets courts et la sécurité d’un moteur thermique pour les longues distances. L’autonomie électrique (de 40 à jusqu’à 120 km sur les dernières générations) est largement suffisante pour les déplacements quotidiens.
Qui plus est, ces véhicules ne nécessitent pas de disposer d’une borne de recharge à domicile puisque leur vitesse de recharge limitée leur permet de recharger sur une simple prise domestique. Leur présence sur le marché de l’occasion devrait fortement croître avec la fin des contrats de leasing en cours.
L’essor des véhicules électriques
Alors que les ventes de voitures électriques neuves progressent, un effet domino se fait ressentir sur le marché de l’occasion. Ces véhicules, souvent issus de flottes d’entreprise, bénéficient d’une révision complète, parfois d’un remplacement de batterie, et sont proposés à des tarifs plus attractifs que le neuf. Cette tendance devrait s’accélérer à mesure que les premières générations d’électriques atteignent 3 à 5 ans d’âge.
D’autant que les prix des voitures électriques de seconde main ont tendance à diminuer ces derniers mois, comme le constate Filip Dobbeleir, Senior Manager d’Indicata. “On estime que ces prix vont continuer à diminuer. Notamment parce que les états commencent à taxer les véhicules électriques, que l’Europe met en place des régulations de plus en plus strictes envers les constructeurs chinois, mais aussi en raison de l’arrivée de nouvelles marques qui rebattent les cartes en proposant des véhicules électriques neufs moins onéreux.”
3. L’électrique: batterie, autonomie et infrastructure
Demain, le marché belge de l’occasion risque donc d’être inondé de voitures électriques (ex-leasing). Reste que cette motorisation n’est pas encore adaptée à tous les usages. Avant de faire le grand saut, il est utile de prendre quelques précautions et de bien s’informer.

La batterie: un diagnostic indispensable
Sur une électrique, la batterie est l’organe vital, et sa santé conditionne la valeur du véhicule. Sa capacité réelle — exprimée en pourcentage de l’état d’origine (State of Health, ou SoH) — doit impérativement être connue avant l’achat. Une batterie en bon état affichera 90% ou plus de sa capacité initiale. En dessous de 80%, l’autonomie peut chuter de manière significative.
Lorsque vous achetez un véhicule électrique d’occasion, il est donc impératif de disposer d’un diagnostic de sa batterie. Sachez que la quasi totalité des constructeurs offrent une garantie prolongée sur la batterie qui peut aller jusqu’à 8 ans ou 160.000 km.
Autonomie réelle vs autonomie annoncée
Mais l’état de santé de la batterie ne fait pas tout. Les chiffres d’autonomie fournis par les constructeurs (norme WLTP) sont calculés dans des conditions idéales. En Belgique, un hiver rigoureux, un trajet autoroutier ou l’usage intensif de la climatisation peuvent réduire l’autonomie de 20 à 30% selon les modèles. Ainsi, un véhicule affiché à 300 km d’autonomie peut, en conditions réelles, n’offrir que 210 à 240 km.
Borne de recharge à domicile ou au travail: un must
Qui dit voiture électrique, dit recharge. Disposer d’une borne à domicile ou au travail est un must. Sans cela, il faut compter sur le réseau public, qui progresse mais reste inégal selon les régions. Les bornes rapides permettent généralement de récupérer une batterie pleine en moins d’une heure, mais elles peuvent être saturées aux heures de pointe et sont surtout plus coûteuses à l’usage. Les constructeurs déconseillent également de n’utiliser que des bornes rapides car elles ont tendance à surchauffer la batterie et donc à réduire sa durée de vie.
Nombre de bornes de recharge publiques par région (mai 2025)
| Région | Nombre total de bornes | Part du total national (%) |
|---|---|---|
| Flandre | 62 611 | 75% |
| Wallonie | 12 000 | 14% |
| Bruxelles-Capitale | 8 500 | 11% |
| Belgique (total national) | 83 111 |
Comparatif des tarifs de recharge électrique en Belgique (2025)
| Type de recharge | Tarif moyen €/kWh | Coût environ pour 100 km | Points forts / limites |
|---|---|---|---|
| Recharge à domicile | 0,25 – 0,40 € | ≈ 1,5 € à 5 € | Le plus économique — heures creuses, borne personnelle. Dépend du fournisseur et du tarif horaire |
| Recharge publique standard (AC) | ≈ 0,52 € | ≈ 5,8 € à 6,3 € | Accessible en ville/périphérie, tarification variable selon l’opérateur |
| Recharge publique rapide (DC, > 50 kW) | ≈ 0,67 € | ≈ 9,2 € à 11,7 € | Très rapide (30-60 min), utile en trajet longue distance, mais plus cher |
| Recharge sur autoroute (stations ultra-rapides) | ≈ 0,69 € | ≈ 10 € – 15 € | Ultra-rapide: idéale pour les trajets, mais tarif plus élevé |
Thermique, hybride ou électrique: tableau comparatif
Si vous parcourez plus de 25.000 km/an, un véhicule thermique d’occasion reste souvent imbattable en autonomie et en rapidité de ravitaillement. L’hybride rassure par sa polyvalence: électrique pour les courts trajets, thermique pour les longs voyages.
L’électrique d’occasion gagne sur d’autres tableaux: coûts d’entretien réduits, énergie moins chère au kilomètre (surtout à domicile), conduite silencieuse et accès illimité aux LEZ.
| Critère | Thermique (essence/diesel) | Hybride (HEV/PHEV) | Électrique |
|---|---|---|---|
| Prix d’achat | Généralement le plus abordable en occasion, large choix de modèles | Plus cher que le thermique à âge/kilométrage égal | De plus en plus accessible grâce aux retours de leasing |
| Autonomie | Très élevée (500-1 000 km) | Moyenne à élevée selon usage (400-800 km) | Limitée (200-450 km réels selon modèle et conditions) |
| Coût au km | Plus élevé (carburant + entretien) | Modéré (baisse de consommation, mais entretien moteur thermique) | Le plus bas (recharge à domicile très avantageuse) |
| Entretien | Plus fréquent et plus coûteux | Entretien double: thermique + partie électrique | Très réduit (moins de pièces mécaniques) |
| Recharge / ravitaillement | Rapide, stations partout | Carburant rapide + recharge plus lente (pour PHEV) | Recharge lente (domicile) ou rapide (bornes publiques), dépend de l’infrastructure |
| Impact écologique à l’usage | Plus élevé (CO₂, NOx) | Réduit en usage urbain | Très faible en roulage, dépend de la production d’électricité |
| LEZ | Diesel fortement restreint, essence plus toléré | Compatible selon norme Euro | Accès illimité |
| Idéal pour… | Gros rouleurs, trajets longue distance | Usage mixte ville-route, conducteurs hésitant à passer au 100% électrique | Conducteurs urbains/périurbains avec accès à une borne de recharge |
4. Acheter d’occasion: entre particuliers ou chez un pro?
Quand on se lance dans l’achat d’une voiture d’occasion, la première question n’est pas toujours ‘quel modèle choisir?’ mais plutôt ‘où l’acheter ?’. Entre le professionnel et le particulier, les logiques diffèrent, les avantages et les risques aussi. Le choix n’est pas anodin: il peut impacter la sécurité, le prix et la tranquillité d’esprit.
Le professionnel: sécurité et garanties
En Belgique, la loi impose au vendeur professionnel une garantie légale d’au moins 12 mois sur les défauts de conformité. Elle couvre les réparations ou le remplacement de pièces défectueuses, à condition que la panne ne résulte pas d’une usure normale ou d’une mauvaise utilisation.
Un professionnel est aussi tenu de fournir:
- un contrôle technique valide
- un Car-Pass garantissant la transparence du kilométrage
- un contrat de vente clair mentionnant les engagements et les limitations de garantie.
Le particulier: prix et négociation
Acheter à un particulier séduit souvent pour une raison simple: le prix. Sans intermédiaire, sans frais de préparation ni marge commerciale, le prix peut être inférieur de 5 à 15% à celui d’un modèle équivalent chez un pro. On peut généralement mieux négocier. Et le contact direct avec le propriétaire permet parfois d’obtenir l’historique du véhicule, ses factures d’entretien et même des anecdotes d’usage.
Mais cette économie apparente comporte des revers:
- Pas de garantie légale (sauf vice caché prouvé – requiert une procédure complexe)
- Contrôle technique obligatoire si la vente est à destination d’un particulier, mais le reste des vérifications est à la charge de l’acheteur
- Risque de vices cachés ou de kilométrage falsifié, même si le Car-Pass limite ce dernier point.

5. Les bons réflexes avant de se décider
Entre les vendeurs pressés et la tentation de conclure rapidement, il est facile de se laisser guider par l’émotion… au risque de regretter son achat. Quelques bons réflexes permettent de sécuriser sa décision:
Définir ses besoins
Avant de lancer sa recherche, il faut dresser un portrait de son futur véhicule. Plus vos critères seront précis, moins vous perdrez de temps avec des annonces inadaptées:
- Usage quotidien: urbain, mixte, autoroutier?
- Kilométrage annuel
- Contraintes familiales: nombre de places, volume de coffre
- Budget global: prix d’achat, assurance, carburant, entretiens et taxes.
Garder un œil critique
Méfiez-vous des annonces trop succinctes ou trop flatteuses. Un prix largement inférieur au marché doit vous alerter, car il peut cacher un problème technique ou administratif. Idem pour un kilométrage très faible sur un véhicule âgé. Une bonne annonce doit mentionner:
- Le kilométrage. Il doit être cohérent avec l’âge du véhicule
- L’historique d’entretien: factures ou carnet complété
- Le nombre de propriétaires précédents
- Les options et équipements: utiles à vérifier en fonction de vos besoins réels.
Inspecter le véhicule de près
Même si l’achat se fait chez un professionnel, une inspection reste indispensable. N’hésitez pas à vous faire accompagner d’un proche connaissant la mécanique. Voici les éléments qu’il faut absolument vérifier:
- Carrosserie: différences de teinte, traces de rouille
- Pneus: usure régulière (ou non) qui peut trahir un problème de géométrie
- Habitacle: état des sièges, commandes, odeurs suspectes
- Compartiment moteur: fuites visibles, niveaux de liquide.
Faire un essai routier complet
Comme on n’achète pas un chat dans un sac, on n’achète pas une voiture d’occasion sans la tester. Pour juger correctement de l’état d’un véhicule d’occasion, il faut le tester dans différentes conditions (en ville, sur route et autoroute) et en coupant la radio pour pouvoir entendre les éventuels bruits suspects. Testez l’accélération, le freinage, les reprises, la stabilité, le confort, la manœuvrabilité, etc.

6. Le vrai prix d’une voiture d’occasion
Acheter une voiture d’occasion ne se limite pas à son prix d’achat: il faut aussi intégrer des frais annuels récurrents. L’entretien, plus fréquent sur les modèles âgés, peut représenter 600 à 1 200 euros/an. L’assurance, généralement moins chère que pour un véhicule neuf, varie selon le profil du conducteur et la valeur assurée.
Le carburant pèse aussi: la consommation réelle dépasse souvent celle annoncée, entraînant des dépenses supplémentaires. Enfin, un financement par prêt auto ajoute des intérêts, soit environ 1 500 euros pour un crédit de 20 000 euros sur 4 ans.
Occasion vs leasing privé: exemple concret
Il est parfois plus intéressant d’opter pour un véhicule en leasing privé. Non seulement vous bénéficiez d’un véhicule neuf, mais en plus vous payez un montant mensuel fixe pour le véhicule et tous ses services, y compris l’entretien, les taxes, etc. Seul le carburant – et dans certains cas les pneus – ne sont pas inclus dans le loyer. Voici un comparatif détaillé entre le coût d’une Volkswagen Golf achetée d’occasion et le coût du leasing privé de la même voiture, neuve.
| Critère | Achat d’occasion (VW Golf 3 ans) | Leasing privé (VW Golf neuve) |
|---|---|---|
| Prix / Loyer | 20.000 € avec prêt auto 48 mois (≈ 430 €/mois capital + intérêts) | 450 €/mois tout compris (loyer fixe) |
| Assurance | RC + omnium partielle ≈ 65 €/mois | Incluse dans le loyer |
| Entretien / Assistance | ≈ 50 €/mois (révisions + dépannage) | Inclus dans le loyer |
| Taxes | Taxe annuelle de circulation ≈ 30 €/mois | Incluse dans le loyer |
| Carburant | ≈ 120 €/mois (6,5 l/100 km) | ≈ 100 €/mois (moteur plus efficient sur la neuve) |
| Dépenses imprévues | Possibles (pneus, freins, réparations) | Absentes (garantie constructeur et contrat d’entretien) |
| Valeur résiduelle | Revente estimée après 4 ans: ≈ 10.000 € | Pas de valeur résiduelle: le véhicule est restitué |
| Coût mensuel net sur 4 ans | ≈ 645 €/mois | ≈ 550 €/mois |
| Flexibilité | Propriété, liberté de revente | Souplesse contractuelle, véhicule renouvelé plus souvent |
Conclusion:
L’occasion reste plus valorisante pour qui souhaite conserver un capital à la revente, mais le leasing privé offre une tranquillité d’esprit.
7. Comment Touring peut vous aider
Touring peut devenir votre partenaire dans le choix et l’utilisation de votre véhicule d’occasion, en offrant un accompagnement complet, de la recherche à la route.
Touring Car Select: l’occasion certifiée
Avec Touring Car Select, vous avez accès à une sélection de véhicules d’occasion soigneusement vérifiés. Chaque voiture présentée sur la plateforme passe par une série de contrôles rigoureux: mécanique, électronique, carrosserie, historique kilométrique via le Car-Pass… L’objectif est simple: proposer des modèles fiables, transparents et conformes aux normes.
Dépannage et assistance 24/7
Touring est aussi à vos côtés pour assurer votre sécurité via une assistance complète en Belgique et à l’étranger, 24 h/24 et 7 j/7. Panne mécanique, batterie à plat, crevaison: un simple appel suffit pour qu’un dépanneur intervienne rapidement.

8 . Revendre sa voiture: simple en théorie, mais…
Sur le papier, revendre sa voiture semble facile: on fixe un prix, on publie une annonce et on attend les acheteurs. Dans la réalité, entre évaluations contradictoires, rendez-vous infructueux et risques de fraude, mieux vaut se préparer pour éviter les mauvaises surprises. Voici nos conseils pratiques.
Bien évaluer son véhicule
Le prix est l’élément qui attire ou repousse les acheteurs, mais encore faut-il bien l’estimer. Consultez des sites web qui proposent des cotes officielles et des annonces sur des plateformes de vente en sélectionnant des modèles identiques au vôtre. L’âge, le kilométrage, la finition, les équipements et l’état général sont essentiels pour un comparatif adapté.
Soigner son annonce
Les acheteurs potentiels se décident souvent en quelques secondes. Soignez vos photos en les prenant dans un lieu dégagé et lumineux et n’oubliez pas de varier les angles (intérieur, extérieur, coffre, compteur, etc.). Votre texte doit être clair et détaillé: la marque, le modèle, l’année, le kilométrage, les options, le contrôle technique et le Car-Pass.
Éviter les pertes de temps
- Les curieux ou acheteurs non sérieux font partie du jeu.
- Répondre aux messages, mais filtrer les demandes: un acheteur motivé posera des questions précises.
- Fixer les rendez-vous dans des lieux sécurisés et, si possible, en journée.
- Proposer un essai routier uniquement après avoir vu le permis de conduire et accompagner la personne.
Faire preuve de vigilance
- Méfiez-vous des offres trop belles pour être vraies.
- Refusez les paiements en espèces.
- Conservez une copie du contrat de vente signé par les deux parties.
- N’oubliez pas de déclarer la cession à votre assureur et à la DIV pour éviter toute responsabilité après la vente.
Revendre sa voiture à un professionnel
Si vous voulez éviter les démarches, un professionnel peut racheter votre véhicule, parfois sans obligation d’achat derrière. Le prix sera souvent inférieur à une vente à un particulier, mais vous gagnerez en simplicité et en rapidité.

9. Vice cachés, garantie... Que faire en cas de problème?
Même avec toutes les précautions du monde, le risque zéro n’existe pas. Que faire lorsque la lune de miel avec votre nouveau véhicule tourne court? La réponse dépend de la nature du problème, de votre interlocuteur et du cadre légal.
Vices cachés: c’est quoi?
Un vice caché est un défaut grave, non apparent au moment de la vente, qui rend le véhicule inutilisable ou en réduit fortement l’usage. Pour invoquer un vice caché, l’acheteur doit prouver que le défaut existait avant la vente, mais qu’il était invisible lors de l’achat (même avec une inspection attentive).
Les garanties légales chez un professionnel
Si vous achetez chez un professionnel, la loi vous protège via la garantie légale minimale de 12 mois sur les défauts de conformité. Elle couvre les réparations, pièces et main-d’œuvre, si la panne n’est pas due à une mauvaise utilisation ou à l’usure normale. Si la réparation est impossible ou disproportionnée, vous pouvez demander une réduction de prix ou un remplacement du véhicule.
Quand se tourner vers un expert?
En cas de désaccord avec le vendeur, un expert automobile indépendant peut établir un rapport, souvent indispensable pour appuyer une réclamation ou un recours juridique. Il peut aussi servir de base à une négociation amiable avec le vendeur. Il est d’ailleurs préférable de privilégier une solution amiable. Pour ce faire, contactez le vendeur et signalez-lui le problème en lui fournissant des preuves (photos, vidéos, rapport,…). Cherchez ensemble une solution comme une participation financière partielle ou totale de sa part par exemple.
Le rôle de la protection juridique
Si vous disposez d’une assurance protection juridique (souvent incluse dans votre contrat), celle-ci peut prendre en charge les frais d’expertise, assurer la mise en demeure du vendeur et engager une procédure judiciaire contre lui. Grâce à la protection juridique, vous bénéficiez d’un accompagnement professionnel et vous évitez de devoir avancer des frais importants pour couvrir les procédures.
Occasion: un guide d’achat gratuit
Touring met à votre disposition un guide digital gratuit sur l’occasion: conseils pratiques, points de contrôle, astuces de négociation… Tout pour acheter ou vendre en toute confiance.