Alors que la réforme européenne des droits des passagers aériens est en discussion depuis plus de dix ans, Touring, en tant que représentant de la FIA en Belgique, appelle l’Union européenne à conclure enfin un texte qui renforce réellement la protection des voyageurs. La réforme remonte à une proposition de la Commission européenne déposée en 2013. La FIA défend ce dossier de longue date en faveur de droits plus clairs, plus effectifs et plus faciles à faire valoir.
Selon les informations actuellement disponibles, les discussions européennes sur cette réforme pourraient entrer dans une phase décisive, sous réserve de confirmation. Les points les plus sensibles concernent les seuils donnant droit à compensation en cas de retard ou d’annulation, les montants d’indemnisation ainsi que la simplification des procédures de réclamation, notamment grâce à des formulaires préremplis.
Selon Touring, cette réforme doit poursuivre un objectif simple : mieux protéger le voyageur, et non rendre ses droits plus complexes ou plus difficiles à exercer. En cas de retard ou d’annulation, le passager a besoin d’une information claire, d’une assistance rapide et de règles compréhensibles. Le droit ne peut pas rester théorique : il doit être accessible et applicable.
Le Parlement européen a arrêté en janvier 2026 sa position en deuxième lecture. Il souhaite notamment préserver le principe d’une compensation après trois heures de retard, alors que le Conseil a défendu une approche plus restrictive avec des seuils plus élevés selon la distance du vol. Le Parlement plaide aussi pour une meilleure lisibilité des règles et un renforcement concret de la protection des passagers.
Selon Touring, il ne serait pas acceptable qu’un passager doive subir un retard plus long avant de pouvoir faire valoir ses droits. Une réforme européenne digne de ce nom doit rendre les règles plus lisibles, les démarches plus simples et leur application plus uniforme dans toute l’Union européenne. Pour les voyageurs, l’enjeu est concret : savoir rapidement à quoi ils ont droit, pouvoir introduire une demande facilement et bénéficier d’une protection effective en cas de perturbation. Touring rappelle que cette question ne relève pas seulement du débat européen, mais aussi de situations vécues chaque jour par des voyageurs qui doivent pouvoir compter sur des droits clairs et une assistance efficace.
Touring rappelle que la mobilité ne se limite pas au déplacement lui-même. Elle inclut aussi l’accès à l’information, l’assistance en cas de problème et la certitude de pouvoir compter sur des règles claires partout en Europe. Engagée au quotidien pour une mobilité plus sûre, plus fluide et mieux protégée, Touring assiste ses membres et les voyageurs en Belgique comme à l’étranger et plaide, après plus de dix ans d’attente, pour une réforme européenne qui apporte enfin davantage de clarté et d’efficacité, sans affaiblir les droits essentiels des passagers.
Rappel du cadre actuel
Le cadre actuel repose sur le règlement européen 261/2004. En cas d’annulation, de refus d’embarquement ou de long retard, le passager peut avoir droit à une compensation de 250 à 600 euros, en général à partir de 3 heures de retard à l’arrivée, sauf circonstances extraordinaires. La compagnie doit aussi assurer l’assistance du voyageur et proposer, selon les cas, un remboursement ou un réacheminement.