TOURING : se garer à Bruxelles devient un véritable parcours du combattant

Il est urgent de clarifier les règles et d’harmoniser la politique de stationnement

Depuis plusieurs mois, Touring reçoit un nombre croissant de plaintes d’usagers perdus face à un système de stationnement devenu illisible. À Bruxelles, les automobilistes doivent composer avec des règles qui changent d’une commune à l’autre, des applications non compatibles, et une tarification en forte hausse. Résultat : se garer devient un véritable parcours du combattant, pour les résidents comme pour les visiteurs.
Selon Touring, il est temps de remettre de la cohérence, de la lisibilité et de l’équité dans la politique de stationnement en Région bruxelloise.
Sur les 19 communes de la capitale, 12 ont confié leur gestion à l’agence régionale parking.brussels, censée garantir une approche unifiée. Les 7 autres – dont Bruxelles-Ville, Uccle ou Woluwe-Saint-Lambert – ont préféré garder la main. Cette situation conduit à une fragmentation des pratiques et des outils, des horaires qui varient selon les quartiers, et des tarifs qui changent d’un trottoir à l’autre, rendant l’expérience confuse et décourageante pour les automobilistes.
L’indexation des tarifs intervenue ce 5 mai a encore aggravé le problème. Dans certaines zones (rouges ou grises), deux heures de stationnement coûtent désormais jusqu’à 9,20 euros, contre 5,50 euros en zone verte. Les cartes de riverain, quant à elles, atteignent jusqu’à 35 ou 37 euros selon les communes, avec parfois un doublement des prix.
Cette tarification disparate pénalise particulièrement ceux qui ne résident pas à Bruxelles : les navetteurs, les visiteurs venus faire une course, accompagner un proche ou consulter un médecin. Face à cette complexité et à ces montants jugés excessifs, beaucoup préfèrent se tourner vers des communes périphériques où le stationnement reste gratuit ou plus simple.
Le problème dépasse la seule question des prix. Même les communes qui n’ont pas transféré leur gestion à parking.brussels doivent reverser 15 % de leurs recettes nettes à l’agence régionale, en raison des contrôles effectués sur les voiries régionales. Ce système à deux vitesses, sans mutualisation des moyens ni coordination réelle, nourrit l’incompréhension et affaiblit la cohérence de l’action publique.
Pour Touring, ce modèle est arrivé en fin de course. Il génère de la frustration, mine la mobilité du quotidien et nuit à l’attractivité économique de la capitale.
Il est urgent de remettre à plat la politique de stationnement à Bruxelles. Cela suppose une simplification des règles à l’échelle régionale, une meilleure répartition des revenus et des responsabilités, et une transparence tarifaire compréhensible pour tous. Le stationnement n’est pas un détail technique : il reflète la manière dont nous organisons la ville et répartissons l’espace public. Pour Touring, il est temps de replacer le bon sens, la clarté et la concertation au cœur de la stratégie régionale.