Toyota part à la conquête des villes avec son nouveau Urban Cruiser. Un petit SUV de poche 100% électrique plutôt malin et pratique pour une utilisation au quotidien.
Découvrir d’autres modèles de voitures testées? Retrouvez tous les tests auto de Touring.
Après avoir tardé à se lancer dans l’électrique, le SUV bZ4X n’ayant été lancé qu’en 2021, Toyota est désormais pleinement engagé dans son électrification. Il introduira ainsi plusieurs nouveaux modèles dans les prochains mois. Notamment le « break » bZ4X Touring, le SUV C-HR+ et l’Urban Cruiser, que vous avez sous les yeux. Ce petit SUV conçu pour les milieux urbains mesure seulement 4,29 m, ce qui le rend comparable à la morphologie des Peugeot e-2008, Kia EV3 et BYD Atto 2, eux aussi pensés pour la ville.

Sous ses airs de mini 4X4, l’Urban Cruiser n’est pas totalement inédit, mais étroitement dérivé du nouveau Suzuki eVitara, qui a été présenté plus tôt dans l’année. Ces deux-là partagent leur plateforme et leurs motorisations, leur silhouette et leur usine d’assemblage, en Inde. Toyota s’est en revanche approprié les faces avant et arrière, qui sont sculptées en boomerang.

À bord
C’est l’horizontalité qui prime, avec une planche de bord toute étirée camouflant un combiné digital de 10,25 pouces, et un écran central tactile de 10,1 pouces. Les bonnes vieilles commandes physiques n’ont pas été abandonnées pour autant, mais disposées maintenant entre la planche et la console flottante, au centre de l’habitacle. Les passagers arrière apprécieront: l’espace aux jambes y est royal, le plancher totalement plat (merci l’électrique!), et la banquette coulisse sur 16 cm pour maximiser le volume de coffre à 562 litres (contre 310 litres).

Jusqu’à 426 km d’autonomie
Sous le plancher, l’Urban Cruiser embarque deux types de batteries, de 49 et 61 kWh respectivement, qui offrent un rayon d’action maximal de 426 km en cycle mixte, selon la motorisation choisie (144 ch, 174 ch voire 184 ch en version 4X4). Le hic, c’est que la chimie de batterie utilisée est de type LFP et non NMC comme c’est de coutume en Europe, si bien que le poids s’en retrouve inévitablement pénalisé: il oscille entre 1,7 et 1,9 tonne à vide. Aïe…
Malgré tout, cette surcharge pondérale ne semble pas trop le handicaper une fois passé derrière le volant: la motorisation de 174 ch est volontaire et lui offre un comportement plutôt joueur. D’autant que, couplé à une direction volontairement affermie, ce duo distille une agréable sensation de contrôle. Bref, à nos yeux, c’est un pari réussi pour Toyota avec ce petit modèle de poche qui pourrait sérieusement convaincre les aficionados du Yaris Cross de passer au tout électrique…
Le Toyota Urban Cruiser en bref
- Moteur: électrique, 174 ch, 93 Nm
- Transmission: aux roues avant
- Boîte: automatique
- L/l/h (mm): 4.285/1.800/1.635
- Poids à vide (kg): 1.700
- Volume du coffre (l): 306-562
- Batterie (kWh): 61
- Consommation (kWh/100 km): 15,1
- 0 à 100 km/h (s): 8,7
- V-max (km/h): 150
- Prix: NC
Les atouts
- Look original
- Espace aux places arrière
- Ratio confort/dynamisme
- Généreuse dotation de série
Les points faibles
- Habitacle triste
- Qualité de certains plastiques
- Consommation sur autoroute
- Coffre limité en configuration de base
Découvrir d’autres modèles de voitures testées? Retrouvez tous les tests auto de Touring.