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Un gratte-ciel encore plus haut à Dubaï
La première pierre a été posée: d'ici à 2020, Dubaï a l’intention de battre le record du plus haut gratte-ciel du monde.

Le projet a été dévoilé en avril dernier: Dubaï va construire un gratte-ciel encore plus haut que le détenteur du record du monde, Burj Khalifa. Il n'a pas fallu six mois pour que le cheikh Mohammed Ben Rachid Al Maktoum, émir de Dubaï, pose la première pierre de The Tower.

Comme lors de l'édification de Burj Khalifa, aucun détail n’a filtré quant à la hauteur exacte de la structure. Selon des sources locales, la tour de Dubai Creek éclipsera la Kingdom Tower actuellement en construction à Djeddah (Arabie saoudite).

Plus d'un kilomètre

On dit de cette tour qu’elle pourrait s'élever à plus d’un kilomètre (Burj Khalifa culmine quant à elle à 829,8 mètres de haut, NDLR). Là encore, la hauteur exacte ne sera connue qu’à l'achèvement du bâtiment, prévu aux dernières nouvelles pour "courant 2019". La fin du chantier de The Tower devrait plus ou moins coïncider. Dubaï a en effet l'intention d’en faire le clou de l'Exposition universelle que l’émirat accueillera en 2020.

En avril dernier, le coût de cette construction pharaonique était estimé à 1 milliard de dollars. Les plans sont signés Santiago Calatrava Valls, l’architecte espagnol à qui l’on doit aussi la gare de Liège-Guillemins et la gare de Mons, Eurogare, qui est actuellement en chantier. Au début de cette année, l'architecte star a suscité la polémique lors de la réception du WTC Path Terminal à New York. Le bâtiment en question a été inauguré sans tambour ni trompette, avec plus de 7 ans de retard sur le calendrier. Il a coûté la bagatelle de 4 milliards de dollars, soit le double du prix initialement prévu.

Un chantier de 3 ans

Malgré ces contretemps, Dubaï est persuadée de pouvoir mener à bien un chantier d’une telle envergure en 3 ans. Le même optimisme était déjà de mise lors de construction de la plus haute tour du monde, Burj Khalifa. Cette structure, qui s'appelait encore Burj Dubai quelques heures avant son ouverture, a dépassé à plusieurs reprises les délais reportés. À l’époque, on avait blâmé la crise financière de la fin de la décennie précédente. L'émir Khalifa ben Zayed Al Nahyan, de l'émirat voisin d’Abou Dhabi, fut l’artisan du sauvetage financier de Dubaï. Ce n’est pas pour rien que l’actuel plus haut gratte-ciel du monde porte son nom.

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