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Vélo-Chinois
La Chine joue la carte du vélo et des transports en commun électriques pour chasser le smog de ses (grandes) villes.

Le smog asphyxie les grandes villes chinoises, tant et si bien que le pays envisage d’endiguer la pollution en déroulant à nouveau le tapis rouge au vélo (électrique).

170.000 bus électriques

La Chine sait que les transports en commun peuvent être nettement moins polluants. Elle est d'ailleurs pionnière dans ce domaine et se taille la part du lion au niveau mondial, avec un peu plus de 98 % de leur utilisation.

Selon un rapport de ZeEUS (zero emission urban bus system), à la fin 2015, il y avait quelque 173.000 bus électriques sur les routes, dont environ 170.000 rien qu’en Chine. À l'heure actuelle, Shenzhen compte un peu moins de 4.900 bus électriques, mais 16.500 devraient prendre la route d'ici la fin de cette année.

Ventes de voitures et pollution

L’explosion des ventes d'automobiles, ces dernières décennies, a participé à l'augmentation de la pollution, mais aussi à l’engorgement des métropoles.

Les embouteillages de plusieurs heures, voire de (plusieurs) jours, ne sont pas rares en Chine. En août 2010, la banlieue de Pékin a été confrontée à un bouchon de 100 kilomètres de long, qui a mis 12 jours à se résorber. Des automobilistes seraient restés coincés jusqu’à 5 jours dans leur véhicule.

Un sauveur: le vélo

Aujourd'hui,  de jeunes entreprises renouent avec la petite reine, et ce pour deux raisons. Le vélo n'émet pas de substances nocives et est la solution face au chaos routier.

À la fin de l’an dernier, quelque 50.000 vélos de la société ofo (dont les lettres du nom forment une bicyclette, NDLR), spécialisée dans la vente de vélos partagés, ont fait leur apparition dans la capitale chinoise. Et leur nombre est appelé à se multiplier dans les mois à venir. Selon l’entreprise, le vélo reste le meilleur moyen de transport pour les courts trajets dans les grandes villes.

Des vélos partagés

Deux autres startups, Mobike et Bluegogo, sont du même avis. Elles ont lancé des dizaines de milliers de bicyclettes dans les rues des grandes villes chinoises. À en croire les jeunes entrepreneurs aux commandes de ces startups, des millions de Chinois pourraient parcourir Pékin à vélo d’ici à la fin de l'année.

Les vélos partagés mis actuellement à la disposition des Pékinois se comptent en centaines de milliers, mais les chiffres exacts ne sont pas encore connus. D’ici à 2020, Pékin entend remettre en selle 18 % des navetteurs.

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