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VW T-Roc cabrio
Le T-Roc cabrio comble un vide dans l'univers des VW cabrios. Plus rien en effet depuis la disparition de la Golf décapotable en 2016 puis de la Beetle...


Depuis la discrète retraite de la Golf Cabrio en 2016 puis de la Beetle, VW n'avait plus de décapotable au catalogue. Une première depuis la naissance de la Cox Cabrio en 1949! Ce manque est désormais comblé… par ce SUV T-Roc.

VW  T-Roc cabrio
Les SUV sont à la mode, les cabrios moins... Et pourquoi pas un mix des deux!?


T-Roc cabrio, en résumé, 30 secondes chrono!

Seul au monde dans l'univers des SUV cabriolet, le T-Roc joue la carte du design et d'un prix "ajusté". Nul doute que les clients intéressés craqueront avant tout pour ses belles lignes. Et ce qu'il soit ouvert ou fermé. A bord, les passagers retrouveront l'univers des produits VW, quasiment tout est repris du T-Roc classique. Évidemment, qui dit cabrio dit coffre sacrifié et places arrière plus exiguës. Si vous recherchez un véhicule pour ses aspects pratiques au quotidien, passez votre chemin. Pour les autres, vous apprécierez les moteurs à essence et le confort général, même à l'arrière. Bien sûr, en l'absence de toit, la rigidité de la caisse n'est pas celle d'une sportive. Rien de scandaleux à cela. Et puis, bonne nouvelle, les tarifs proposés (à partir de 31.000 euros) permettent une certaine attractivité pour un produit aussi "exotique".


Le segment du T-Roc cabrio

Le cabriolet classique ne fait plus guère recette et a disparu de chez à peu près tous les constructeurs généralistes. C'est la loi du marché: ce qui ne se vend pas passe à la trappe. Et inutile de vous rappeler que ce qui se vend actuellement, ce sont les SUV. Peut-être motivé par ce qu'a fait Range Rover il y a quatre ans avec l'Evoque Cabrio, VW a décidé de tenter à son tour le SUV décapotable. Sauf qu'entre-temps, on a vu que la formule n'avait pas trop réussi au constructeur anglais. Ce dernier ayant décidé de ne plus proposer de version ouverte pour le nouvel Evoque. Comment VW réussirait-il là où Range a échoué? Nous avons notre petite idée, mais chaque chose en son temps...

Des airs de vacances au grand air.


Ce qui change

Pour rappel, le T-Roc "classique" se situe entre le petit T-Cross (plateforme de la Polo) et le grand Tiguan. Pour simplifier, nous dirions que le T-Roc est l'alter ego de la Golf, version SUV. Sans son toit et recouvert d'une (élégante)capote en toile, cette version perd 2 portières au passage. Il a fallu intégrer la capote et donc perdre du volume de coffre mais aussi une place à l'arrière, nous y reviendrons. Preuve qu'il s'agit d'une version unique dans la gamme, même l'empattement a été modifié en prenant 34 mm de plus au passage. Notez aussi que le pare-brise est plus incliné que celui de la version classique, ce qui permet d'abaisser la ligne de 5 cm en hauteur. Tout bénéfice pour le design...

La capote paraît bien intégrée même si le coffre a été un peu sacrifié.


T-Roc cabrio, le design

Coup de chance: c'est durant la semaine la plus chaude du mois de mai que nous avons pu essayer ce T-Roc Cabrio. Et la première chose à dire c'est qu'il a connu un succès fou auprès du public. Déjà un bon point: on le remarque, alors que plus personne ne se retournait sur une Golf Cabrio. Il faut dire que, décapoté, toutes vitres baissées, le véhicule a pas mal d'allure. D'ailleurs, quand il est fermé, la forme de la capote lui donne de faux airs de coupé. Pas mal non plus. Les designers ont donc bien réussi la métamorphose de ce qui est, à la base, un crossover 5 portes.

VW T-Roc cabrio
Un poste de pilotage identique aux autres T-Roc.


A l'intérieur

La partie avant est évidemment celle d'un T-Roc classique, avec ce que cela comprend de qualité (si on ne regarde pas trop les plastiques du bas), d'ergonomie et d'équipement électronique. Les parties colorées du meuble de bord donnent du peps à un ensemble finalement assez classique. Le conducteur et le passager avant retrouvent les deux écrans digitaux de 8 pouces pour le milieu et de 10,25 au-dessus du volant. A l'arrière, il n'y a plus que deux places.

VW T-Roc cabrio
La finition est correcte même si l’on relève beaucoup de plastiques durs vers le bas de l’habitacle.


Habitabilité

La capote est très compacte une fois repliée, on n'a donc pas (trop) dû sacrifier l'habitabilité. Bon, les passagers assis là perdent tout de même 4 cm au niveau des genoux et 3 pour la garde au toit. Ceci dit, c'est encore largement suffisant pour 2 adultes. Concept oblige, c'est le coffre qui paie: le voici à 284 litres au lieu de 445 dans un T-Roc normal, et l'ouverture est forcément assez réduite. On peut rabattre une partie de la banquette pour gagner en volume mais cela ressemble plus à une grande trappe à skis qu'à un "open space". Cela étant dit, rien d'étonnant, le cabrio familial à grand coffre n'existait à notre connaissance que dans l'Amérique des années 50-60.


Équipements

La capote électrique se manœuvre aisément grâce à une seule commande, il faut 9 secondes (et jusqu'à 30 km/h) pour la déployer/replier. Pour le reste, l'équipement de base n'est pas le plus généreux qui soit, il faudra puiser dans la liste des options pour la compléter, notamment en ce qui concerne la connectivité et le multimédia. Là, évidemment, la note risque de s'alourdir.


Ceci étant on reconnait la patte VW, avec un potentiel technologique élevé, tant du côté du multimédia que des équipements de sécurité. Et notons que tout peut être personnalisé pour différents conducteurs, car une fois qu'on a choisi ses réglages audios - comment configurer telle aide à la conduite ou tel paramètre de la voiture (moteur, direction…) -, il suffit de les associer à l'une des clés fournies. Et tout se met automatiquement en place en fonction de la clé reconnue. Fonctionnel et efficace.


Sous le capot des T-Roc

Le VW T-Roc Cabrio n'aura jamais la vocation d'un bolide sportif. Pas besoin de lui adjoindre un moteur surpuissant. L'offre de base débute par un 1.0 TSI, tricylindres de 115 ch et 200 Nm. C'est un bloc qui ne manque pas d'allonge mais pourrait se montrer un peu juste vu le gabarit et le poids de ce SUV.


Celui qui nous occupe pour cet essai s'avère parfait d'équilibre puisqu'il s'agit du 4 cylindres 1.5 TSI de 150ch (250 Nm). Celui-là a de la ressource et assure l'agrément auquel on est habitué dans n'importe quelle VW compacte. La conso moyenne relevée à 6,9 litres colle avec le chiffre officiel WLTP. Et c’est finalement une bonne surprise pour une auto de ce gabarit. Précision: seul le 1.5 peut recevoir la boîte auto à double embrayage (DSG 7) en option. De série il s'agit de la boîte manuelle 6 qui officie dans tous les produits VW de cette taille.

VW T-Roc cabrio
Le 1.5 TSi de notre essai.


T-Roc, sur la route

Il n’y a pas de secret: on sent bien que l'absence de toit implique une perte de rigidité. Mais ce n’est pas grave. Car l'effet de cisaillement du châssis qu'implique cette perte de rigidité est négatif dans 2 cas. Un, en conduite sportive (le comportement s'en ressent). Deux, quand cet effet est si important qu'il impacte le confort général. Ici, on a donc un véhicule qui incite plutôt à la promenade et qui se tord finalement assez peu. Bref, tout va bien.


Ajoutons que la capote est assez bien insonorisée pour parcourir de longues distances sur autoroute, qu'elle devrait vous préserver plus que correctement des frimas hivernaux. Enfin, les ingénieurs allemands estiment que le T-Roc cabriolet est essentiellement destinés aux "urbains", ils ne proposent donc pas de transmission intégrale "4 Motion". C'est compréhensible d'autant que cela rajouterait du poids à l'ensemble. Et donc une hausse des consommations.

VW T-Roc cabrio
Un châssis qui manque un peu de rigidité en conduite active.


Budget

Commençons par la question posée plus haut. Comment le T-Roc Cabrio pourrait-il mieux s'en sortir que le Range Rover Evoque Cabrio, dont l'expérience a tourné court au bout de 4 ans? Simple: l'Evoque coûtait 50.000 euros et ça c'était avant options. A la fin, on flirtait vite avec les 70.000 euros en la configurant comme doit l'être un tel accessoire de mode. Certes, le Range jouait parmi les premiums, et le véhicule était une tuerie, tant esthétiquement que techniquement. N'empêche, le public n'était manifestement pas prêt à dépenser cette somme pour ce véhicule. Le VW T-Roc Cabrio démarre lui à 31.000 euros (1.0 TSI 115ch), et s'adresse à une clientèle "classe moyenne" qui, parce qu'elle peut s'accommoder de sièges en tissus et de jantes de moins de 20'', ne fera pas exploser le budget en options.

VW T-Roc
A partir de 31.000 euros.


Conclusion

Le T-Roc cabriolet est donc un rescapé de la gamme des cabriolets VW qui en comptait 3 à une époque: la Golf, la Beetle et l'Eos. Celle-ci s'adresse à la même clientèle que celle qui achetait une Golf Cabrio, mais a cessé de le faire par goût du SUV. Son atout principal? Son design. Qu'il soit capoté ou non, le SUV "made by VW" dégage un charme fou. Proposé à un prix finalement assez raisonnable, il pourrait conquérir pas mal de cœurs. Évidemment, il est assez peu pratique au quotidien mais la raison doit-elle toujours l’emporter?


Fiche technique

T-Roc Cabrio 1.5 TSI

  • Moteur: 4 cyl. essence, turbo 1.498 cm3; 150 ch - 250 Nm.
  • Transmission: aux roues avant.
  • Boîte: manuelle 6 rapports.
  • L/l/h (mm): 4.268/1.811/1.522
  • Poids à vide (kg): 1.540
  • Volume du coffre (l): 285
  • Réservoir (l): 50
  • 0 à 100 km/h (sec.): 9,6
  • Vitesse maxi (km/h): 205
  • Conso mixte (l/100 km): 6,4
  • CO2 (g/km): 146
  • Prix: € 35.530


Les plus

  • Attire les regards
  • Habitable pour 4 adultes
  • Sans prétention
  • Tarifs attractifs


Les moins

  • Coffre (volume et accès)
  • Rigidité perfectible
  • Commande de décapotage mal placée
  • Succès incertain, cote à la revente?
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