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Twingo Electric

La Twingo est déjà la citadine idéale. Elle l'est encore plus avec sa nouvelle transmission électrique et confirme que l'électricité est parfaite en ville.


Parce qu'elle est très compacte et qu'elle tourne pratiquement sur elle-même, la Twingo est déjà la citadine idéale. Elle l'est encore plus avec sa nouvelle transmission électrique et confirme, au passage, que l'électricité n'est nulle part plus à sa place qu'en ville.

Twingo
Il faudrait plus de bornes de recharge comme celle-ci en ville, là où la Twingo se sent comme un poisson dans l’eau.


Renault Twingo Electric, en résumé, 30 secondes chrono!

Lancée il y a déjà 5 ans, la Twingo passe aujourd'hui par la traditionnelle case "mise à jour", et c'est à cette occasion que Renault lance la version “zéro-émission”. Elle reçoit donc sous le coffre (où était déjà le moteur essence) un moteur électrique de 82 ch et 160 Nm. Ce dernier alimenté par un pack de batteries de 22 kWh. Selon les normes WLTP, ces batteries assurent une autonomie moyenne de 190 km, voire 225 km si on pousse le bouton "Eco". Et même 270 km si on ne conduit qu'en ville. La Twingo Electric récupère 80 km d'autonomie en 30 minutes sur borne rapide, tandis qu'une charge complète à la maison demande 15 heures sur simple prise domestique, 4 heures sur WallBox. Et encore moins si on opte pour le triphasé 32 ampères. Bref, des données qui sont pour nous amplement suffisantes, s'agissant d'une voiture à vocation urbaine.

A l’aise en ville, c’est un fait!


Le segment

Pour des questions de marge bénéficiaire, les constructeurs abordent plutôt l'électromobilité par le haut de gamme. En clair, ça ne se bousculait pas encore vraiment dans le segment des mini-citadines électriques. Mais les choses changent avec, outre la Twingo (et la Zoé évidemment toujours chez Renault), les Skoda CitigoiV et Seat Mii electric, la Honda e, les Smart ForTwo et ForFour ainsi que l'arrivée prochaine de la Fiat 500 e sur nos routes. Jusqu'il y a peu, la VW e-Up était de la partie, mais elle vient d'être retirée du catalogue. La Renault a donc ici un coup à jouer, puisque non seulement elle présente la plus grande autonomie, mais elle est aussi la moins chère. Nous y reviendrons…

Twingo


Ce qui change pour la Twingo Electric

En fait, pas grand-chose. Esthétiquement, la Twingo Electric est presque identique à une autre. Pas de calandre spéciale, pas de jantes particulièrement profilées, ses seules différences sont les touches de bleu (couleur "officielle" de l'électromobilité chez de nombreux constructeurs) sur la carrosserie. Et à bord, bien sûr, un tableau de bord numérique spécifique, qui indique par exemple quand on consomme de l'électricité et quand on en récupère.


Design

Bis repetita: cette Twingo est exactement comme les autres, on ne peut donc que redire ce qui a déjà été dit il y a 5 ans. Pour nous, la Twingo est absolument craquante. Elle est joliment proportionnée, elle a une bouille souriante et elle est proposée dans une palette de couleurs qui apportent un peu de soleil dans la grisaille urbaine. Que dire de plus, si ce n'est que cet avis n'est peut-être pas unanime? Car les Twingo ne sont finalement pas si nombreuses que cela sur les routes. À moins qu'il y ait une autre raison…


À l'intérieur

D'après nous, la raison est à l'intérieur. Non pas que l'ambiance à bord soit désagréable, bien au contraire. Là aussi c'est coloré et joyeux, et la qualité est à la hauteur de ce qu'on attend d'une citadine pas trop chère. Le problème de la Twingo, c’est de ne pas être aussi spacieuse… qu'une Twingo. La bonne nouvelle est que l'électrification n'y change rien. Le moteur est à sa place sous le coffre, les batteries sont sous les sièges, on ne perd donc aucun espace. Et heureusement, car le coffre justement, ainsi que les places arrière ne sont guère fantastiques.


Équipement

On parle ici d'une mini-citadine ultra compacte, légère et abordable. Ce chapitre ne risque donc pas d'être particulièrement développé. L'équipement ne se limite pas au strict minimum, mais la liste n'est pas interminable non plus. Ce qu'on retiendra principalement ce sont les équipements liés à l'électricité. Ainsi, le système multimédia Easy Connect a été adapté à cette version. En plus de ses fonctions connectées classiques, il affiche par exemple directement sur la carte du GPS le rayon d'action que permet d'atteindre le niveau de charge.


Parlant de la charge, elle peut être gérée via l'application smartphone My Renault. On peut choisir un horaire de début ou de fin de charge, conserver un historique de ces charges, etc. La fonction la plus intéressante est qu'on peut, toujours via cet app, préconditionner l'habitacle de la voiture pendant qu'elle est branchée. Double avantage. Le premier: la température est agréable dès que l'on prend le volant. En deux, l'énergie nécessaire à la climatisation est puisée dans le réseau électrique, non dans les batteries. L'autonomie s'en trouve donc préservée et ça peut vite représenter un gain de 10 à 20 km lorsque les températures extérieures sont "extrêmes".


Sous le capot

Le moteur de la Twingo Electric est dérivé d'un bloc qui a déjà largement fait ses preuves : celui de la Zoé. Il développe donc, nous l'avons dit, 82 ch et 160 Nm. Signalons également aux connaisseurs que, non, ce n'est pas le même que dans la Smart. En effet, rappelons que la Renault Twingo et la Smart ForFour reposent sur une seule et même base technique. Mais le constructeur français insiste : ni le moteur, ni les batteries ne sont partagés avec Smart, qui utilise ses propres solutions. La Smart dispose en effet d'un module de 17,6 kWh contre 22 ici.

Twingo Electric


Sur la route avec la Twingo Electric

En ville, la Twingo Electric est vraiment un charme. Son fonctionnement tout en douceur et son silence de marche sont les compléments idéals de sa maniabilité. Silence de fonctionnement? Allez, presque. Car comme toute voiture électrique, elle émet à basse vitesse un son un peu "science-fiction" destiné à avertir les piétons de sa présence. Dans la Twingo, on peut même choisir entre deux sons différents, et l'un deux est particulièrement présent dans l'habitacle, ce qui peut être irritant. Mais, à part cela, conduire la voiture en milieu urbain est une façon de réduire le stress, d'autant qu'il ne faut évidemment pas changer de vitesse et qu'elle a assez de pêche pour profiter de la moindre ouverture.


Et cette pêche, on en profite encore mieux dans les faubourgs des villes, quand les routes se font un peu plus campagnardes. La Twingo n'est alors plus seulement agréable, elle est carrément fun, grâce d'abord à ses reprises instantanées, typiques des voitures électriques, et aussi grâce aux batteries. En effet, leur position abaisse le centre de gravité de la Twingo, qui profite du coup d'un comportement amélioré. D'accord, elle n'a pas vocation à être une GTI, mais qui crachera sur une petite séance de conduite plus "rigolote"? En tout cas, pas nous.

Twingo electric


Consommation

C'est là que la Twingo Electric est remarquable. Comme vous venez de le lire, nous n'avons pas réussi à rester parfaitement sages tout au long de l'essai. En vérité, durant près de la moitié de celui-ci, nous avions tendance à la cravacher un peu. Malgré cette conduite presque sportive, donc plus gourmande, nous avons relevé une autonomie de 180 km, sans même engager le mode Eco. Pour un conducteur toujours calme, les 190 km promis sont donc très envisageables, voire plus. Quant au chiffre de conso proprement dit, notre moyenne a été de 12 kWh/100 km, ce qui est moins qu'annoncé par le constructeur. Ça, c'est vraiment de l'efficacité énergétique.


Grâce à son chargeur embarqué de bonne facture, qui s'adapte au courant alternatif reçu, on peut la charger en mono ou en triphasé de 2 à 22 kW. Avec une wallbox monophasée de 7,4 kW, comptez 4 heures de charge mais seulement un peu plus d'une heure en triphasé 22 kW! Précisons encore que l'auto n'est pas compatible avec les charges rapides (courant continu) mais vu qu'il s'agit d'une citadine pure, ce n'est pas un souci selon nous.


Twingo, le budget

Les concurrentes citées plus haut tournent autour des 23-24.000 euros. La Twingo, elle, est la première voiture électrique à passer sous la barre symbolique des 20.000 euros. C'est certes le prix d'appel, et une version plus "cossue" repassera évidemment au-dessus de cette barre. N'empêche, le symbole est fort, et on se dit qu'à ce prix-là, il y a de quoi faire franchir le pas à de nombreux hésitants.


Conclusion

Citadine par excellence, cette Twingo est aussi l'électrique par excellence. Car c'est principalement en ville qu'on a besoin de respirer, et pour une voiture qui a souvent vocation à être la seconde voiture de la famille, ni son autonomie, ni son prix ne sont de véritables obstacles. Ne serait-ce pas le moment de franchir le pas ?


Fiche technique Renault Twingo Electric

  • Moteur : électrique ; 82 ch ; 160 Nm
  • Transmission : aux roues arrière
  • Boîte : auto 1 rapports
  • L/l/h (mm) : 3.615/1.646/1.557
  • Poids à vide (kg) : 1.186
  • Volume du coffre (l) : 188 - 980
  • Batteries (kWh) : 22
  • Conso mixte (kWh/100 km) : 16
  • CO2 (g/km) : 0
  • Autonomie élec. (km) : 190
  • 0 à 100 km/h (sec.) : 12,9
  • Vitesse maxi (km/h) : 135
  • Prix (€) : 19.750


Les Plus

  • Plus fun qu'une Twingo essence
  • Electrique qui a du sens
  • Autonomie théorique réaliste
  • Tarif plus qu'honnête


Les Moins

  • Habitabilité arrière, coffre
  • Pas de rangement de câbles
  • Handicapée par l'infrastructure
  • Plastiques durs