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Deux-roues motorisés, un facteur clé pour la mobilité!
10 avril 2017

Le deux-roues motorisé est l'une des alternatives pour lutter contre les embouteillages.

Si, demain, 10 % des automobilistes coincés dans les embouteillages se rendaient au travail en deux-roues à moteur, savez-vous quel serait l'impact sur la longueur et le nombre des embouteillages? Un recul de 40 %, pas moins! C'est le résultat d'une très sérieuse enquête réalisée par "Transport & Mobility Leuven". Seulement voilà, pour atteindre ces 10 %, un long chemin reste à parcourir et de nombreux obstacles à franchir.

C'est ce qui a induit l'enquête menée par Touring sur son site web auprès d'un large public, membres du club de mobilité ou pas. Soit près de 6.000 répondants (6.039 pour être exact), motards ou pas ou peu, jeunes ou plus âgés, femmes et hommes...

Vaincre les préjugés

La Fédération Belge de l’Automobilisme et du Cycle (FEBIAC) lance Start2Ride, un programme pour inviter les non-initiés à se mettre à la moto ou au scooter.

"Il existe une série de préjugés tenaces au sujet de la conduite à moto et à scooter. Nous souhaitons les vaincre", explique Stijn Vancuyck. Et notamment ceux relatifs aux accidents. Les derniers chiffres de l’IBSR montrent que le nombre d’accidents corporels impliquant des deux-roues motorisés a diminué. Jamais les statistiques n’avaient été aussi bonnes pour ces deux types d’usagers." 

C'est vrai, mais il reste du chemin à parcourir sachant que les accidents de motos sont trois fois plus mortels que les accidents de voitures ou de vélos...

Agir et être vu

Dans les faits, plus d'un quart des accidents impliquent un motard seul (chiffres IBSR). Une autre étude de l'IBSR ("Motac") montre que deux causes d'accidents sont plus fréquentes que les autres: la perte de contrôle du motard (32 % des accidents) et l'autre usager qui ne remarque pas le motard (30 % des accidents).

Concernant la perte de contrôle, cela induit inévitablement la formation des motards. Des stages, comme ceux que propose Touring et bien d'autres organismes de sécurité et de mobilité. Notre enquête montre qu'une majorité de répondants sont pour une formation continue, mais les motards eux-mêmes sont bizarrement moins nombreux à le vouloir (30,3 %) que les non-motards (65,5%)!

Porter un équipement adéquat

Outre la perte de contrôle, c'est le fait (des automobilistes) de ne pas voir à temps le motocycliste qui entraîne un bon tiers des accidents... L'IBSR - comme Touring d'ailleurs - plaide depuis toujours pour que l'usager du deux-roues motorisé s'équipe correctement. D'abord pour lui-même (avec des vêtements protecteurs) mais aussi avec des vêtements (et un casque) réfléchissants pour être vu.

Rappelons d'ailleurs que la Belgique est l'un des rares pays européens où le port de vêtements protecteurs est obligatoire. Une mesure appréciée par nos répondants à plus de 90%! Selon l'IBSR, dans la réalité des contrôles, 78,5 % des motards respectent cette règle, mais les usagers de scooters sont à la traîne avec seulement 41,4 %. Il y a encore du travail!

Remontées des files

Dans notre enquête, nous avons posé deux questions relatives à la mobilité. La première concerne la remontée des files lors des embouteillages, la seconde l'utilisation des bandes de bus par les deux-roues motorisés. Rappelons que Touring soutient ces deux mesures.

La remontée des files est désormais un droit inscrit dans le Code de la route (2011), à condition de veiller à ce que la différence de vitesse entre la moto et la file de voitures n’excède pas 20 km/h et de reprendre sa place dans la file dès que le trafic est à nouveau fluide (dès 50 km/h).

Pour 92 % des motards interrogés par notre enquête, c'est une bonne chose (51,3 % pour les non-motards). Le site moto.be rappelle toutefois aux motards de redoubler d'attention car certains automobilistes ont tendance à changer de bande subitement si une place se libère ou font preuve de distraction au volant (utilisation du gsm, lecture du journal, etc.).

Utilisation des voies réservées aux bus ?

Pour ce qui est de l'usage des bandes de bus par les motos et scooters, le sujet paraît moins évident à trancher. Selon notre enquête, 82 % des motards sont pour leur utilisation contre 48,4 % des non-motards. À l'IBSR, la réponse est nuancée et se résume à ceci, selon Benoît Godard, son porte-parole:

"L'utilisation de la bande des bus par les deux-roues motorisés est une possibilité offerte par le Code de la route (pour autant que le signal F17 soit adapté), mais c'est aux autorités routières à décider au cas par cas. L'exemple du virage à droite à un carrefour montre la difficulté de gérer, en même temps, un bus et un deux-roues motorisé. Bref, il faut soupeser chaque situation et ne pas en faire une règle générale".

Touring est, quant à elle, favorable à cette utilisation - contrôlée et bien gérée évidemment - des bandes de bus par les deux-roues motorisés.

La vitesse, une cause d'accident ?

Selon l'IBSR, les motards parcourent environ 1 % des kilomètres, mais sont impliqués dans 8 % des accidents et représentent 14 % des tués. Ils sont donc surreprésentés parmi les victimes de la route.

L'une des principales causes d'accidents serait la vitesse. Une analyse approfondie des accidents graves ou mortels de motos réalisée par cet institut en 2013 a ainsi montré qu'au moins 1 motard sur 3 roulait trop vite au moment de l'accident.

En général, la vitesse des motards est plus élevée que celle des automobilistes, sauf dans les zones 30 (légèrement inférieure) et sur autoroute (équivalente). La différence est de 5 km/h sur les routes à 70 km/h; de 7 km/h sur les routes à 90 km/h à une bande et de 4 km/h sur les routes à 90 km/h à deux bandes.

Ce qu'en pensent nos répondants...

Qu'en pensent nos sondés "Touring"? Ils sont 43 % des motards à le penser et même 70 % des non-motards, ce qui tend à renforcer les conclusions de l'IBSR...

Et la courtoisie? Ici, pas de résultats d'études récentes mais nos répondants paraissent assez positifs et optimistes puisque 92 % des motards se considèrent comme courtois, ce chiffre diminuant sensiblement concernant les non-motards, à 62,7 %. Nous résumerions ainsi: bien, mais peut mieux faire encore!

Fiscalité, une aide à la mobilité

Pour nos sondés, l'incitant fiscal est une autre clé pour augmenter l'attrait du deux-roues motorisé. Sans surprise, 82 % des sondés motards (48,4 % des non-motards) se disent favorables aux incitants fiscaux proposés par le Gouvernement concernant le trajet domicile-travail ou pour les déplacements professionnels. .

Pour rappel, Touring conseille de prendre en compte les frais réels plutôt que le forfait de 0,15 €/km, à condition évidemment de conserver pour un éventuel contrôle les factures et justificatifs. N'hésitez pas à consulter l'article sur la fiscalité Moto à ce sujet, vous y trouverez toutes les explications nécessaires.

Et pour terminer, selon plus de 90 % des motards consultés, les employeurs ne font pas assez pour inciter leurs employés à utiliser un deux-roues motorisé, ne serait-ce qu'en matière de facilités de parking, d'infrastructures pour se changer, d'indemnités... Bref, dans cette matière comme dans d'autres, il reste du pain sur la planche.

Assistance, Touring à la pointe

Depuis le mois de mars, Touring propose une nouvelle formule d'assistance, simplifiée et très intéressante pour ceux qui utilisent plusieurs moyens de transport pour leurs déplacements. Sous l'appellation nom Move On, ce n'est plus le véhicule qui est couvert pour une assistance, mais bien la personne (qui possède et utilise plusieurs véhicules). Dorénavant, Touring offre son assistance à la personne en cas de panne, quel que soit le véhicule avec lequel elle roule.

Concrètement: vous tombez en panne aujourd'hui avec votre voiture, demain avec votre moto ou après-demain avec votre vélo électrique… Vous pourrez chaque fois compter sur notre assistance.

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