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Véhicule prioritaire en approche: comment réagir?
16 octobre 2018

Ambulances, camions de pompiers, voitures de police… Un conducteur sur 4 ne sait pas comment réagir à l’approche d’un véhicule prioritaire. Et pourtant, chaque seconde compte lors d’une mission urgente.

Selon une étude de VIAS, publiée le 5 juillet 2018, 6 Belges sur 10 ont dû se mettre sur le côté pour laisser passer un véhicule prioritaire durant le mois de juin 2018. La situation n’a donc rien de particulier ou d’exceptionnel. Pratiquement tous les conducteurs y seront confrontés au moins une fois. Et pourtant: un conducteur sur 4 ne sait pas exactement comment réagir à l’approche d’un véhicule prioritaire. Pire: selon une étude de 2017, les accidents qui impliquent une ambulance font 6 victimes - blessés ou tués - par mois. Autant savoir comment bien réagir…

Comment reconnaître un véhicule prioritaire?

Première étape: savoir que vous avez affaire à un véhicule prioritaire. Si les véhicules de la police et des services de secours nous viennent spontanément en tête, ils ne sont pas toujours prioritaires. Et ils ne sont pas les seuls à pouvoir l’être: les voitures de police banalisées, les transports de détenus, les véhicules d’intervention de la compagnie d’eau, de gaz ou d’électricité, etc. peuvent également acquérir cette qualité. Du coup, comment savoir?

La règle est simple: un véhicule équipé d’un gyrophare bleu, et dont ce gyrophare ET la sirène sont activés, est un véhicule prioritaire. La simple activation du gyrophare n’est donc pas suffisante pour rendre le véhicule prioritaire. De même, lorsque des véhicules de police escortent un camion de transport de fonds, celui-ci n’est - en théorie - pas prioritaire, puisqu’il n’a ni gyrophare, ni sirène. Evidemment, comme il est encadré de véhicules prioritaires, il passera en même temps qu’eux!

Libérez calmement le passage

Lorsque vous entendez retentir la sirène d’un véhicule prioritaire, vous avez une obligation:  libérer le passage sur-le-champ, céder la priorité, et si besoin vous arrêter. La majorité des conducteurs interrogés se disent sereins dans cette situation. Pourtant, 8 % d’entre eux stressent quand ils entendent un véhicule prioritaire approcher, en particulier les jeunes: 22 % d’entre eux se disent anxieux dans cette situation, contre 5 % des plus de 35 ans. Savoir que vous avez la bonne réaction vous permettra d’être plus détendu.

Et sur l’autoroute?

Lors d’une mission urgente, les services de secours qui ont activé leur sirène et leur gyrophare sont autorisés à emprunter la bande d’arrêt d’urgence. Mais ils évitent souvent de le faire pour ne pas être bloqués par les véhicules en panne, ou pire, par les voitures qui y circulent déjà! Or, emprunter la bande d’arrêt d’urgence est strictement interdit, sauf exception indiquée par une infrastructure spécifique.

1 Belge sur 7 pense que la meilleure solution à l’approche d’un véhicule prioritaire sur autoroute est de libérer un passage sur la gauche, en se déportant sur la droite.

D’après VIAS, la meilleure solution est en fait de créer un couloir de sécurité. Serrez à droite si vous êtes sur la bande de droite, et à gauche si vous êtes sur la bande de gauche: cela permettra de créer un “couloir” entre deux bandes dans lequel les véhicules prioritaires pourront circule. Ce principe, plus appliqué en Flandre (80 %) qu’en Wallonie (62 %), sera d’ailleurs repris dans le Code de la route qui entrera en vigueur en 2021.

Que peuvent faire les véhicules prioritaires?

Enfin, si vous devez leur céder le passage, sachez que les véhicules prioritaires ont aussi certaines prérogatives. Ainsi, ils peuvent:

  • dépasser les limitations de vitesse… même dans les zones 30!
  • passer au rouge à un carrefour, à condition toutefois de marquer l’arrêt.
  • couper des groupes d’usagers comme des rangs, des cortèges, les participants d’une course cycliste
  • circuler sur les bandes “bus” ou les sites franchissables

Cela dit, ces prérogatives ont des limites, ainsi, ils ne peuvent pas ignorer le signal STOP et les triangles sur pointe, emprunter un sens interdit, rouler sur le trottoir ou la piste cyclable, franchir une ligne blanche continue, ne pas utiliser leurs clignotants…

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